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Grève des femmes en Suisse, vers un mouvement français ?

14.06.2019

En Suisse ce vendredi 14 juin toutes les femmes du pays ont été appelées par de nombreuses associations et syndicats à faire grève afin de lever le voile sur les inégalités hommes/femmes au travail et le sexisme d’une société toujours rétrograde sur le sujet.

Depuis ce vendredi matin, les femmes suisses ont été appelées à se mettre en grève et de cesser tout travail salarié ou domestique. La date du 14 juin n’a bien évidemment pas été choisie au hasard puisqu’exactement 28 ans plus tôt, les femmes suisses descendaient dans la rue pour mettre en lumière l’inégalité salariale hommes/femmes. Aujourd’hui les revendications sont tristement les mêmes à ceci près qu’elles s’étendent au ménage et à la consommation.

Véritable mouvement de ras-le-bol général, cette journée de grève des femmes a permis de grands moments d’émotions comme à Berne lorsque les Conseillères Nationales et la Conseillère Fédérale se sont rendues dans la foule pour apporter leur soutien aux grévistes. Autre fait marquant, le quotidien Le Temps a proposé une version incomplète de ses éditions print et web avec les mentions « Photographe en grève » ou encore « La rédaction en chef compte deux rédacteurs en chef et trois adjoints dont une femme. C’est pourquoi cette Une est incomplète et cet édito n’est pas signé ».

La Suisse, un train de retard sur la question de la parité

Si l’inégalité homme/femme persiste à l’échelle mondiale, la Suisse affiche depuis toujours un sérieux retard sur la question de la parité. En effet, le droit de vote au niveau fédéral n’a été accordé aux femmes qu’en 1971 soit 27 ans après la France et la légalisation de l’avortement n’a elle été votée qu’en 2002… Côté vie professionnelle, le constat reste tout aussi peu réjouissant ; c’est seulement en 2005 que les femmes ont pu obtenir un congé maternité payé de 14 semaines et à la suite de ce même congé, 1 femme sur 7 perd son emploi. Quant à l’inégalité salariale entre homme et femmes, elle est en moyenne de 20%.

Après la Suisse, la France ?

Alors que la marche du 24 novembre 2018 contre les violences faites aux femmes qui avait rassemblé 50 000 manifestantes avait été un peu éclipsée par le mouvement des gilets jaunes, la prochaine grève des femmes du 8 mars 2020 pourrait gagner en puissance grâce à l’exemple des suissesses. Pour Suzi Rojtman, du groupe « On arrête toutes » qui invite les femmes françaises à faire grève en ce jour symbolique, le fait que le 8 mars tombe un dimanche est une opportunité de prouver que la question dépasse largement le travail salarié et s’étend au travail invisible des femmes (tâches ménagères), au pouvoir d’achat, au « plafond de mère » (discriminations professionnelles liées à la maternité) et bien évidemment aux violences conjugales.

> Les femmes sans enfants, elles aussi discriminées à l’embauche

> 1 homme sur 3 démissionnerait en cas d’inégalité salariale homme/femme

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