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Yasmine Katrib-Kouchnir (MoonKeys) : l’afterschool créatif pour les kids

Ingénieure physicienne de formation, Yasmine Katrib-Kouchnir a co-fondé avec son mari MoonKeys, une startup proposant des ateliers pour préparer les 7-17 ans à l’ère du numérique tout en travaillant leurs soft skills.

Comment entendez-vous préparer les enfants au monde de demain avec MoonKeys ?

Yasmine Katrib-Kouchnir : L’idée est de les préparer à l’ère du numérique, qui est la nouvelle grammaire de notre société, mais aussi de développer leur esprit critique. 65% des métiers qu’exerceront nos enfants n’existent pas encore. Il est aujourd’hui impossible de les empêcher d’utiliser les écrans, alors autant leur apprendre à les utiliser de manière intelligente et constructive.

Votre pédagogie intègre donc aussi les soft skills, pourquoi ?

Yasmine Katrib-Kouchnir : Avec mon mari, nous avons vécu 10 ans en Amérique du Nord et cela a été clairement bénéfique pour nos filles car on apprend très vite aux enfants à prendre la parole en public et travailler en groupe. Je me souviens de mon aînée qui était extrêmement timide en arrivant à l’âge de 3 ans à New York, et qui a fini par monter sur une scène à la fin de l’année devant 300 personnes. D’où l’idée de développer ces compétences en parallèle. L’idée de MoonKeys a vraiment émergé lorsque nous étions en Amérique du Nord et c’est pourquoi nous sommes rentrés en France.

Votre méthode ne vient donc pas s’inscrire dans le prolongement de l’école, mais bien en complément ?

Yasmine Katrib-Kouchnir : Oui, nous voulons bien sûr que les enfants prennent du plaisir avant tout. Nous voyons arriver certains enfants qui manquent de confiance en eux, alors pour les aider, nous mettons en place des petites techniques comme les inviter à présenter leur voisin en l’interviewant. Très vite, les petits se rendent compte que nous ne sommes pas dans le jugement, qu’il n’y a pas de notes. Nos animateurs sont des gens très positifs et notre environnement contribue aussi à les relaxer : nous avons des poufs de toutes les couleurs, les petits prennent leur goûter dans une ambiance « cool » et de vrais groupes se constituent. Par exemple, nous avons un groupe de petites-filles le samedi matin qui se retrouve chaque semaine et ne se connaissait pas au préalable. Elles choisissent désormais ensemble les ateliers pour leur prochain trimestre.

Dans vos ateliers, il n’y a pas que du coding, mais plein d’autres thématiques ?

Yasmine Katrib-Kouchnir : Chez nous, les enfants s’inscrivent à l’année et peuvent choisir différents modules. Nous avons un atelier « Coding » où les enfants s’exercent à travers la création de leur propre jeu vidéo. L’idée est qu’ils n’apprennent pas à coder pour coder, car la machine le fera toujours mieux. Alors c’est pour cela que nous travaillons aussi la créativité des enfants via le travail collectif pour que les petits s’entraident et s’inspirent les uns des autres. On retrouve la même dynamique dans tous nos ateliers. L’un d’eux est consacré au « Story telling » : les enfants créent une histoire en groupe puis réalisent un film en stop motion. Un autre atelier consiste à se muer en « Reporter digital » et à fabriquer ensemble leur propre journal. On leur apprend aussi à décrypter les Fake News avec le soutien de notre partenaire Le Monde des ados. Enfin, notre dernier module s’intitule « Junior startup ». Son ambition est de les aider à trouver une problématique et leur démontrer qu’ils peuvent avoir un impact positif sur la société. On leur apprend à faire un logo, un business plan ou encore à pitcher leur idée devant un jury.

Vous travaillez avec votre mari, comment se passe la collaboration ?

Yasmine Katrib-Kouchnir : C’est LA question que tout le monde me pose, et je ne pensais pas non plus pouvoir travailler avec mon mari. Mais nous nous connaissons très bien, et nous avons la même façon de travailler. De plus, nous ne nous marchons par dessus car chacun a son domaine de compétence. Moi je m’occupe plus du contenu des ateliers, du recrutement, et de son côté il s’occupe plus du développement de la boîte car il a un profil commerce. Nous nous faisons confiance dans nos spécialités respectives, et nous avons un associé à Lille ce qui nous permet d’avoir un troisième œil sur la société. Je dirais que là où l’on se dispute le plus, c’est devant le lave-vaisselle (rires) !

Qu’est-ce qui vous a aidée à faire le saut entre votre vie professionnelle très académique à celle d’entrepreneure ?

Yasmine Katrib-Kouchnir : En France, je n’aurais pas nécessairement franchi le cap. Mais aux Etats-Unis, et notamment chez les femmes, il n’y a clairement pas cette peur de se lancer. Au contraire, les Américaines se répètent sans cesse qu’elles sont aussi intelligentes que les hommes. Elles sont aussi beaucoup dans l’entraide et n’hésitent pas à ouvrir leur réseau. Cela m’a donné des ailes, je me suis dit : pourquoi pas moi ?

Vous qui êtes une scientifique pure et dure, comment avez-vous vécu d’être une femme dans cet univers encore très masculin ?

Yasmine Katrib-Kouchnir : Mon père était Professeur à l’université alors honnêtement, je n’ai jamais pensé à cela. Pour lui et pour moi, c’était clair que j’allais travailler dans les sciences. J’ai notamment étudié à Harvard et à l’époque, il commençait déjà à y avoir plus de femmes. Aujourd’hui, ce que j’observe chez les petites filles, c’est qu’elles se tournent aussi vers les ateliers de code car au final nous avons tous la même logique et que de plus, c’est enseigné de manière ludique. D’ailleurs, hier, c’est l’équipe des filles qui a gagné la course de robots qu’elles avaient dû programmer (rires).

Envisagez-vous de vous déployer en dehors de Paris ?

Yasmine Katrib-Kouchnir : Oui, nous allons nous développer à Lille en avril, puis dans d’autres grandes villes et l’idée est de nous déployer à l’international. Pour cela, nous partons en levée de fonds dès mi-mars.

Abonnement annuel entre 195 et 275€ par trimestre, et entre 580 et 695€ pour une année complète, soit 1H30 d’atelier par semaine ou 3H/jour durant 5 jours pendant les vacances. Du lundi au samedi.

Plus d’infos sur le site de MoonKeys

@Paojdo

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