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5 femmes qui changent le visage de la tech dans le monde

Elles sont entrepreneures, chercheuses ou VC; Américaines, anglaises ou françaises… Leur point commun ? Toutes oeuvrent pour une meilleure présence des femmes dans la tech.

Anne-Marie Imafidon, fondatrice de STEMettes

Née en Angleterre d’un père ophtalmologiste émigré du Nigeria, Anne-Marie Imafidon est une femme au destin unique. A seulement 10 ans, elle parle 6 langues puis intègre Oxford cinq ans plus tard pour devenir la plus jeune diplômée du pays à 19 ans. Depuis, la britannique se consacre à la défense des femmes dans les sciences, technologies, ingénieries et mathématiques (STEM) à travers son organisation STEMettes qui a aidé pas moins de 40 000 filles à réaliser leur potentiel. Anne-Marie Imafidon collabore également avec la BBC pour mettre en avant des rôles modèles féminins dans la tech. Elle a aussi co-fondé Outbox Incubator, le premier incubateur pour jeunes filles soutenant des projets dans la tech. A ce jour, 115 filles ont été accompagnées. Elle a aussi eu l’idée de créer un badge anti harcèlement de rue permettant à une femme d’envoyer une alerte aux détenteurs du badge aux alentours. A l’âge de 27 ans, Anne-Marie reçoit le grade de membre de l’Ordre de l’Empire britannique. Elle est à ce jour la plus jeune scientifique décorée depuis 1890.

Merete Buljo, fondatrice de Digital Ladies & Allies

Native de la Norvège, Merete Buljo vit depuis 25 ans à Paris où elle a enchaîné les postes à responsabilité. Elle figure notamment parmi les Chief Digital & Costumer Officer les plus influents de France selon Brandwatch. En 2018, elle a fondé Digital Ladies & Allies, un « Do Tank » œuvrant pour une plus grande diversité et représentation des femmes dans la tech. L’association remettait hier son livre blanc « Mixité & Performance numérique » à Mounir Mahjoubi, issu de la réflexion de 152 experts du numérique. Parmi les propositions ? La mise en place d’une « Tech Talent charter », l’établissement d’un parrainage entreprise-école-pré-bac pour préparer les filles aux métiers de l’ingénieurie ou même la mise en place d’ateliers codage et informatique dès la maternelle.

Joy Buolamwini, fondatrice de l’Algorithmic Justice League

Joy Buolamwini est une militante numérique au parcours exemplaire. A l’âge de 9 ans, cette américano-ghanéenne apprend par elle-même à coder, inspirée par le robot Kimset du MIT. Deux décennies plus tard, la voici désormais membre du prestigieux laboratoire pour lequel elle réalise une thèse très remarquée sur les biais algorithmiques. Pour ce faire, la jeune femme soumet 1000 visages à un système d’identification faciale, pour mesurer leur capacité à déterminer si ces derniers étaient de sexe féminin ou masculin. La conclusion est sans appel : les sujets féminins à peau foncée sont très mal identifiés. Des biais pouvant mener à une possible discrimination des minorités. S’en suit une tribune dans le New-York Times en 2018 qui fait date, poussant les mastodontes du secteur comme IBM et Microsoft à revoir leurs pratiques. Fondatrice de l’Algorithmic Justice League, la militante propose aussi des solutions pour endiguer ces biais. Son TED Talk sur le sujet a depuis été visionné plus d’un million de fois. Joy Buolamwini a également remporté le Grand Prix d’un concours national inspiré du film « Hidden Figures » parmi plus de 7000 candidatures.

Aileen Lee, Theresia Gouw et Kirsten Green, fondatrices de All Raise

Aux USA, 9% des dirigeants de venture capital sont des femmes, 74% de ces firmes ne comptent aucune femme parmi leurs investisseurs, et seulement 15% des fonds de venture sont alloués à des startup comprenant au moins une femme co-fondatrice. Face à ce constat, Aileen Lee, Theresia Gouw et Kirsten Green, entourées de 31 autres femmes investisseures, ont lancé All Raise, une association visant à doubler le nombre de femmes associées dans les sociétés de capital risque de la tech américaine dont le poids excède les 25 millions de dollars, mais aussi d’accroître de 10% les fonds alloués aux compagnies fondées par des femmes.  Pour atteindre ces objectifs, All Raise propose aux dirigeantes des sessions de mentoring par des femmes fondatrices ou VC ; crée une base de données des femmes recherchant des postes dans les fonds de capital risque ; organise des conférences afin de booster le networking féminin ; et fédère les acteurs sensibles à la diversité – femmes ou hommes- à travers son collectif « Founders for Change ».

Mounia Rkha, co-fondatrice de StartHer

Mounia Rkha est l’une des ferventes défenseuses de la tech au féminin. Diplômée de Supélec, elle est actuellement en charge du Club du fond d’investissement ISAI. Si elle possède une solide expérience en tant qu’analyste, elle est aussi entrepreneure puisqu’elle a créé en 2011 MyDeal, sorte de « Groupon marocain ». Aux côtés de Roxanne Varza (à la tête de la Station F), elle a co-fondé StarHer (anciennement Girls in Tech), une association visant à promouvoir les vocations tech et entrepreneuriales chez les femmes, jeunes et moins jeunes, à travers des événements, du contenu et une mise en réseau des talents féminins. A ce jour, StartHer fédère une communauté de plus de 30 000 femmes en France et à l’international.

@Paojdo

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