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Ce qu’on ne vous a pas encore dit sur l’entrepreneuriat…

16.11.2017

Cheffe d’entreprise depuis 5 ans, j’ai du mal à me reconnaître dans la représentation qui est faite de « l’entrepreneur », souvent réduit à des clichés : rêveur solitaire, patron avide ou startuper tendance… Loin des poncifs et des caricatures, « vis ma vie d’entrepreneur », c’est ça

La réalité de l’entrepreneuriat se vit au quotidien.
Chaque jour, je touche du doigt la distorsion qui existe entre théorie et réalité. Derrière les beaux discours valorisant la prise de risque, faire le choix de l’entrepreneuriat nous prive dans les faits, durant les 5 premières années du moins, de contracter un crédit ou de louer un appartement. Malgré la loi LME qui fixe à 30 jours le délai de paiement entre entreprises, de nombreux clients, à commencer par les grands groupes et les collectivités publiques, ne respectent pas ce délai. La loi prévoit des pénalités de retard ? Certes ! La réalité, c’est que vous aurez du mal à obtenir un numéro de bon de commande pour les facturer… Et de toute façon, les recours sont limités et fastidieux.

Des moments ubuesques avec l’administration.
Alors que nous contribuons à faire vivre l’économie et créer de la richesse, l’administration, loin de nous aider, nous met des bâtons dans les roues. Comment ne pas évoquer ces heures perdues au téléphone avec le « trio gagnant » (Urssaf, RSI, Cipav) pour régulariser un dossier pourtant déjà maintes fois envoyé, pour obtenir une attestation dont on vous assure, au gré des interlocuteurs, qu’elle est en cours, puis qu’elle n’existe pas, et qu’on finit pourtant par vous délivrer en un clic… Particulièrement stressant lorsque ce document était indispensable pour renouveler le référencement de mon entreprise chez mon plus gros client. Et coûteux également, puisque les numéros de téléphone pour les joindre sont surtaxés !

Faire face à la sur-sollicitation intéressée.
Un autre vrai problème : la sur-sollicitation. Devenez entrepreneur et vous ne compterez plus les CV transmis par votre entourage, même si vous ne cherchez pas à embaucher. Idem pour les demandes de RV avec des pseudo-partenaires soi-disant en mesure de vous apporter du business alors qu’en fait, seul l’accès à votre réseau les intéresse. Eh oui, la réussite suscite la convoitise… Sans oublier ces multiples cocktails, dîners, petits-déjeuners promettant des opportunités d’affaires mais qui ne font en réalité que les affaires des organisateurs.

Faut-il donc être fou pour entreprendre ?!
Mais alors, pourquoi, chaque année, tant de personnes décident de se lancer dans l’entrepreneuriat et ne le regrettent pas ? Tout simplement, parce que lorsque vous touchez l’entrepreneuriat du doigt, vous entrez dans un autre univers, insoupçonné et insoupçonnable pour le salarié que vous étiez. Et cet univers que vous découvrez est tellement plein de possibilités qu’il vous donne la force de surmonter les désagréments évoqués.
Faire le choix de l’entrepreneuriat, c’est pénétrer dans un monde où tout est possible puisque nous créons notre propre aventure. Un monde où les seules limites sont les barrières que l’on s’érige. Un monde dans lequel l’entreprise créée évolue au gré des rencontres, des envies, des opportunités.
Un monde dans lequel on n’a certes pas de collègues, mais tellement de pairs avec qui échanger sur nos questionnements, nos problématiques, prêts à partager leur expérience, leur parcours, leurs bonnes pratiques.
Un monde où l’agilité, l’innovation et l’énergie positive sont la règle parce que les entrepreneurs sont passionnés par ce qu’ils font.
Un monde, en somme, où on se sent vivant.

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