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Administratrice d’un conseil d’administration ? Et si c’était vous !

25.01.2016

Trouver des administratrices pour être dans le respect de la loi Copé-Zimmermann qui a pour objectif de placer 40% de femmes dans les conseils d’administration d’ici à 2017, tel est la mission de Lucille Desjonquères, cofondatrice de Leyders Associates.

Après 15 années à des fonctions marketing pour l’industrie pharmaceutique, j’ai basculé un peu par hasard dans le secteur des Ressources Humaines en 2001. La découverte de l’humain sous un angle professionnel a été une révélation, une énigme, un sujet sans fin, complexe et passionnant.

En 2013, mon époux et moi-même créons le cabinet d’approche directe « Leyders Associates » avec la volonté d’insister sur des points de différenciation voire d’humanisation du métier qui nous semblaient élémentaires. Les réseaux sociaux ont un impact non négligeable pour les métiers du recrutement, et les nouveaux paradigmes de notre société en mouvance nous poussent à repenser notre activité autrement.

Personnellement je cherchais une idée enthousiasmante nécessaire à la marche vers le succès.
Mais laquelle ?

Nous sommes fin décembre 2013 et lors d’un déjeuner un ami (que je ne remercierai jamais assez), me sensibilise à la loi Copé/Zimmermann.
Cette conversation a changé ma vie !

Petit retour sur la Loi

La proportion de femmes au sein des Conseils d’Administration (ou de Surveillance) devait être de 20% en 2014 et 40% en 2017. Ces nouvelles règles résultent de la Loi Copé-Zimmermann du mois de janvier 2011 et ont été reprises par le code AFEP-MEDEF qui émet des recommandations en matière de bonnes pratiques de gouvernance. Rappelons que ces quotas ont été également fixés pour les entreprises non cotées de plus de 500 salariés (et 250 à partir de 2020 avec la loi du 4 août 2014) et de plus de 50 millions de Chiffre d’Affaires.

La fonction publique est également concernée par cette évolution depuis le vote de la loi Sauvadet le 12 mars 2012 qui prévoit entre autres des dispositions relatives à la lutte contre les discriminations.
Il est dommage qu’il faille des quotas pour laisser aux femmes la possibilité de se hisser au sein des hiérarchies, mais fort est de constater que c’est un puissant vecteur de transformation.
Face à ces nouvelles règlementations, notre cabinet a anticipé une résistance au changement de la part des dirigeants concernés. Dans ce contexte, nous avons souhaité nous inscrire dans un rôle de facilitateur, afin de les aider à professionnaliser leurs instances de gouvernance en présentant très rapidement des «short lists» de qualité de profils féminins diversifiés issus d’un vivier que nous allions constituer.
Il fallait un nom à cette base de données qui, nous le souhaitions, prendrait la forme d’un « club » et c’est ainsi que « Femmes au Cœur des Conseils » a vu le jour.

Depuis 2 ans, nous préparons 2017 car nous savons très bien que de nombreuses femmes ont la pleine légitimé d’endosser le rôle d’administratrice.
Elles n’ont pas de temps à consacrer à cette recherche et devenir leur agent fait également partie de nos ambitions !

Nous avons ainsi identifié et approché des femmes invisibles oh combien performantes, coincées depuis des années sous le plafond de verre et dotées de parcours incroyables. Elles sont issues de tous secteurs et de toutes nationalités (cela tombe bien car la loi s’est étendue à un grand nombre de pays européens).

Il a fallu d’abord leur apprendre à se méfier d’elles-mêmes car victimes des stéréotypes, elles osent encore douter de leurs compétences et pourraient devenir leurs meilleures ennemies.
Néanmoins, l’idée de siéger dans un Conseil a germé dans leur esprit et suscite un engouement général car on le sait, l’exercice est passionnant. Certaines ont voulu optimiser leurs chances de succès en s’inscrivant à des formations certifiées à la gouvernance.
On peut se poser la question de savoir si un aussi grand nombre d’hommes ont entamé cette démarche !

Ces femmes m’ont énormément touchée car j’ai perçu leur souffrance, leur frustration, le sentiment d’injustice inhérent à des promotions données systématiquement à des hommes, les différences salariales, leur obligation d’en faire toujours plus pour pouvoir exister etc etc.
Ce sont des « wonder women » qui assument vie privée (souvent 2 à 3 enfants) et vie professionnelle au détriment de leur personne et de leur santé.

A force de les écouter, de les observer, de les admirer, je me suis sentie portée et j’ai voulu les aider.
Au-delà d’un projet professionnel, « Femmes au Cœur des Conseils » est devenu un engagement, une cause qui me nourrit et ne me donne pas le droit à l’erreur.

A quelques mois de l’échéance de la loi, les premiers succès sont au rv et, surprises agréables, nos premiers clients sont des jolies PME non assujetties aux quotas et pleinement convaincues du bien-fondé d’intégrer dans leur « advisory board » une mixité devenue nécessaire et normale.
Il est temps de cesser de se passer de 50% de la population pour mieux œuvrer ensemble.

Un mouvement est en route mais nous les femmes devons-nous montrer solidaires et bienveillantes car souvenez-vous de l’adage indémodable : « Seule je suis invisible et ensemble nous serons invincibles ».

Facebook: femmesaucoeurdesconseils
Twitter: FemmesConseils

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