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Whoomies, le Tinder des coloc’

Après une première levée de fonds de 300 000€, la start-up Whoomies ambitionne de devenir LE site référent sur le marché de la colocation.

Pouvez-vous nous présenter Whoomies en quelques mots ?

Lauren Dannay : Whoomies est la première application mobile qui permet non seulement de rencontrer un colocataire qui correspond à notre mode de vie, nos centres d’intérêt, mais aussi de trouver un logement qui va répondre aux attentes des colocataires.

A quelles problématiques particulières souhaitez-vous répondre ?

Lauren Dannay : Avec mon associé, nous avons nous-même galéré à l’époque où l’on cherchait une colocation. Il existe des sites spécialisés, mais ils sont focus sur l’immobilier, c’est donc la loterie ! Il n’y a pas de vision sur la personne. Les réseaux sociaux ne nous inspiraient pas non plus confiance, et le process était très long. En clair, quand on est dans l’urgence, il n’existe aucune solution permettant de trouver un logement et une personne avec qui l’on s’entend bien.

Quel est votre business model ?

Lauren Dannay : Nous serons gratuits au départ. Puis nous avons trois piliers : le dépôt d’annonce pour les professionnels, la partie services complémentaires (besoin d’un déménageur, d’une assurance), et enfin l’utilisation de la donnée quand nous aurons assez d’utilisateurs, une donnée pertinente qui nous permettra d’intégrer de la pub.

Que faisiez-vous auparavant ?

Lauren Dannay : J’étais diplômée de Dauphine en gestion patrimoine. J’ai travaillé durant 2 ans en tant que banquier privé. Je travaillais sur le portefeuille de clients pour lesquels je faisais du conseil. J’ai côtoyé beaucoup d’entrepreneurs et entendu de jolies histoires, et mon père à lui-même monté son entreprise. Cela m’a donné envie de passer de l’autre côté de la barrière. Avec Alexandre Assal, mon associé et meilleur ami, nous nous sommes dits qu’il fallait imaginer un système comme Tinder pour les colocations. Après plusieurs nuits blanches de réflexion, j’ai réalisé qu’il fallait que je saute le pas. La transition s’est faite non pas sur un coup de tête mais un coup de cœur.

Vous avez changé de vie à seulement 26 ans, et vous n’êtes pas la seule. De plus en plus de jeunes se mettent rapidement en quête de sens dans leur travail. Pensez-vous que ce soit un effet de génération ?

Lauren Dannay : J’ai effectivement plein d’amis qui travaillent dans de grands groupes où le modèle de management n’est pas adapté. De mon côté, je n’arrivais pas à trouver un modèle de manager qui m’inspirait et à qui je voulais ressembler dans 10 ans. Même si le boulot était très intéressant, il y avait tellement de contraintes et de pressions hiérarchiques que ce n’était pas forcément adapté à ma personnalité. J’aime être libre, être force de proposition.

Votre appli est aussi en anglais, pourquoi ce choix ?

Lauren Dannay : Très tôt, nous avons ouvert un bureau à Londres. Nous avons eu cette idée au mois de novembre, et nous nous sommes lancés pleinement en début d’année. Mon associé devait aller travailler là bas, et une étude de marché a révélé que l’Angleterre représentait 50% du marché de la colocation. Il fallait donc absolument que l’on se lance ! C’était un gros challenge car cela nous a fait attaquer deux marchés en même temps. Nous avons pu réaliser le projet grâce à une levée de fonds.

Comment fonctionne votre algorithme de matching ?

Lauren Dannay : Dès l’inscription, on a un « Chandler » (personnage dr Friend’s ndlr) qui pose des questions. On définit d’abord le budget, puis l’on propose de se définir par rapport à des mots clefs : théâtre, lecture, football… On précise aussi son mode de vie : plutôt lève-tôt ou couche-tard, si l’on suit un régime alimentaire spécifique etc. A partir de là l’algorithme va calculer un pourcentage de comptabilité.

Vous aidez aussi les utilisateurs à trouver leur appartement, pour cela, vous avez créé des partenariats avec des agences ?

Lauren Dannay : Ce ne sont pas des partenariats. Au Royaume-Uni, nous avons une équipe de 3 business developer dédiée à l’acquisition de clients, c’est à dire d’agents et d’agences. En France, nous sommes plus sur l’acquisition d’utilisateurs et travaillons avec une dizaine d’écoles qui ont des campus ou des résidences étudiantes. Nous faisons aussi du business développement en communiquant sur les réseaux sociaux et les sites.

Vous proposez également d’assister vos utilisateurs dans les démarches administratives ou la gestion du quotidien ?

Lauren Dannay : Notre souhait est effectivement de devenir une plateforme de référence dans la gestion quotidienne de la colocation. Nous allons développer des partenariats avec des applications pour avoir par exemple des modules de remboursement entre colocataires ou encore de gestion des tâches quotidiennes. L’idée est d’avoir un dashboard dans l’appli comme un post-it que l’on pourrait mettre sur le frigo. En clair, nous voulons aider les colocataires de l’emménagement au déménagement. C’est quelque chose qui n’existe nul part ailleurs.

Vos ambitions ?

Lauren Dannay : Nous voulons révolutionner en profondeur le marché de la colocation et devenir des acteurs incontournables. Nous aimerions aussi associer notre outil technologique à tout ce que l’on peut rapprocher de ce mode d’organisation. Nous avons un beau projet d’expansion à l’international. En 2018, nous envisageons de partir aux USA où le marché de la colocation représente pas moins de 30 millions d’individus !

Crédit photo : Cedric Emeran

@Paojdo

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