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Emmanuelle Oudea prescrit du bien-être pour vos salariés

Fondatrice et CEO d’Aries Partners, Emmanuelle Oudea aide les entreprises à déployer une offre de bien-être globale en direction de leurs clients ou salariés. Explications.

Vous avez grandi dans un environnement familial très inspirant puisque votre mère, Véronique Morali, a fondé le site Terrafemina. Quel impact cela a eu sur votre propre envie d’entreprendre ?

Emmanuelle Oudea : Mes deux parents m’ont grandement inspirée. Cela a joué dans ma volonté de réussir. Si j’ai fait de telles études (HEC et les Mines, ndlr), c’est notamment car ils m’ont poussée vers le haut. Mais ma vision de l’entrepreneuriat demeure différente de celle de ma mère. Constamment sous pression, elle a toujours eu ce côté bulldozer que je n’ai pas forcément. De mon côté, j’ai une autre vision de la place du travail dans la vie. Je sais qu’aujourd’hui, entreprendre, « ça fait bien », et que je suis d’une certaine façon entrée dans un moule. Mais je ne veux pas tomber là-dedans. La création de ma boîte est le fruit du hasard. Je ne vois pas l’entrepreneuriat comme un graal.

Pourquoi avoir entrepris juste à la fin de vos études ?

Emmanuelle Oudea : Travailler dans un grand groupe présente de nombreux avantages sur un plan humain et de compétences. Comme je le disais, la création d’Aries Partners est le fruit du hasard, mais un hasard pas si hasardeux puisque cela a « matché » avec mon caractère. Durant ma dernière année d’études, je travaillais dans un club de yoga pour gagner des sous. J’y ai rencontré Alexandra Pointel, avec qui je me suis associée. Je me suis lancée en me disant que l’aventure ne pourrait être que bénéfique et que je ferai le bilan après 12 mois. Et au final, ça a pris !

Quels besoins aviez-vous identifié ?

Emmanuelle Oudea : Au départ, nous sommes parties du constat que les coach de sport aux USA étaient très marketés, voire starifiés. Nous voulions monter un réseau de coach et d’experts. Puis nous nous sommes rendues compte que nous pouvions davantage aider les entreprises. Nous avons donc déployé une offre B to B (en direction des salariés), et une offre B to C (en direction des clients). Pour l’heure, c’est cette offre B to C qui prend le mieux, car les entreprises ne déploient pas forcément un budget en interne pour les salariés.  Notre volonté est d’accompagner les entreprises sur une mission générale autour d’un projet dans le sport ou le bien-être. Nous réalisons un audit, identifions les besoins, définissons le concept. Cela est intéressant à large échelle. S’il s’agit d’une prestation ponctuelle, mieux vaut passer directement par un prestataire.

Quelle offre proposez-vous spécifiquement aux entreprises ?

Emmanuelle Oudea : Nous les aidons à penser un cadre général. Cela passe par des cours de sport, des salles de repos, de nouvelles cafétérias etc. L’entreprise va devenir prescriptrice de contenus pour son salarié qui ne dispose que de peu de temps. L’idée est d’aider le salarié à s’émanciper en tant que personne dans son entreprise, afin qu’il soit mieux dans sa peau et moins stressé. Nous avons aussi développé une offre spéciale pour les dirigeants afin de s’adapter à leur emploi du temps. En France, la hiérarchie pèse beaucoup dans les rapports au sein des entreprises, et un PDG n’est pas encore prêt à suer avec ses employés. Nous ne pouvons pas calquer le modèle américain, il faut y aller en douceur.

Sentez-vous que les entreprises sont réceptives à la question du bien-être de leurs salariés ?

Emmanuelle Oudea : Clairement, il est plus facile de travailler avec des hôtels qui dédient des espaces de bien-être à leurs clients que pour des entreprises. Ces dernières ne sont généralement pas encore prêtes à investir leur salarié non pas seulement en tant que travailleur, mais aussi en tant que personne.

Vous réalisez une veille internationale dans le secteur de la nutrition, du sport et du bien-être. Quelles sont les tendances que vous observez ?

Emmanuelle Oudea : En matière de nutrition, il n’est pas si facile de faire évoluer les mentalités en France, surtout au sein des entreprises. Nous observons actuellement un retour de la cuisine maison, avec une prise de conscience que le gluten industriel ou le lactose ne sont pas ce qu’il y a de mieux pour la santé. Certaines tendances commencent à percer, comme les jus pressés à froid. Mais elles ont encore du mal à se démocratiser.  Dans le sport, les gens commencent à se détourner des cours de musculation type Mills qui sont un peu « old school » dans leur approche. D’autres pratiques comme la boxe ou encore le Pilates Reformer sont en pleine expansion, tout comme le Xstend Barre,  le FitBallet le cycling ou encore des salles de sport type Bootcamp. Aux Etats-Unis, c’est surtout l’état d’esprit qui est différent. On ne fait pas du sport par contrainte, mais plus pour se challenger. On complète cela ensuite avec une offre de Taï Chi et de méditation pour atteindre des objectifs de bien-être plus globaux. On observe de nouvelles pratiques dans le secteur du yoga, comme le yoga du son, le kundalini ou le pranayama. De nombreuses pratiques se développent autour des plantes avec la silvothérapie ou encore le yoga des fleurs.

Quelles sont vos réalisations à ce jour ?

Emmanuelle Oudea : En B to B, nous avons travaillé avec Franprix par exemple afin d’organiser des séances de méditation pour les directeurs de magasin. Nous avons également mis en place des ateliers autour du bien-être pour Carrefour. En B to C, nous sommes sur un projet avec les hôtels Disney. Nous collaborons aussi avec les hôtels Barrière pour repenser tout leur contenu autour du sport, ainsi qu’avec 10 clubs de gym en France.

Et pour finir, quel est le sport qui vous plaît le plus en ce moment ?

Emmanuelle Oudea : J’adore la corde à sauter. J’ai aussi testé Tone House à New-York. C’est un Bootcamp. Je crois que je n’ai jamais fait un cours de sport aussi difficile de ma vie !

Votre cantine fétiche ? 

Emmanuelle Oudea : Lifeeatsmart, la première cantine healthy pour les sportifs. Sinon à New-York, j’ai découvert le génialissime Dr Smood !

Votre destination favorite pour vous relaxer ?

Emmanuelle Oudea : Une maison à La Baule dans laquelle je vais depuis toujours. Autrement, ma prochaine destination de vacances sera Amorgos pour une retraite de yoga.

@Paojdo

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