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Célestina Agostino: la papesse de la robe de mariée

18.06.2014

Célestina Agostino est l’une des plus talentueuses créatrices de robes de mariée en France et dans le monde. Depuis 20 ans maintenant, elle a su rendre à l’artisanat ses lettres de noblesse car “dans ce mot artisan, il y avant tout le mot Art : l’art de faire et l’amour de son métier. Et plus le temps passe, plus j’aime mon métier !”

Une artiste sous toutes ses coutures

De ses origines italiennes, Célestina à développé son goût des arts et du beau et c’est en France qu’elle a fait éclore sa passion pour la couture. De sa famille, la créatrice a appris le goût et la maîtrise du travail manuel. “J’ai commencé à coudre et à broder toute petite avec ma grand-mère, quand je passais l’été à Reggio, en Calabre. Nous avons dans ma famille, je pense, une forme d’intelligence dans les mains.” Quand à 10 ans Célestina a reçu sa machine à coudre, elle a commencé à exercer son talent en réajustant les chemisiers de ses amies d’école. Même si elle nourrissait une autre passion : “J’ai d’abord été musicienne avant d’être créatrice. J’ai joué pendant vingt-cinq ans de l’accordéon. J’ai même été championne du monde !” Pour assouvir sa passion pour la musique, la créatrice a d’abord travaillé dans l’édition. “Je suis entrée chez Hachette en stage pour me payer mes partitions et mes cours de musique. J’y suis finalement restée dix ans et j’ai rencontré mon mari et le père de ma fille.”

Un coup du destin et un retour aux sources

“Pendant 10 ans, je me suis éloignée de mes passions pour la couture, la musique, les arts. Et puis un jour, par hasard, je me suis garée devant l’école de couture de Jacqueline Morin. J’y suis entrée un peu comme happée… Et voilà comment mon histoire avec la couture a repris ! Je crois au destin et je n’ai pas eu peur de reprendre ma vie à zéro.” Célestina a donc suivi des cours, appris à coudre et après trois années passées à l’école, a décidé de se lancer dans la confection de robes de mariée sur-mesure. Des débuts voulus par le hasard : “D’abord une ancienne collègue m’a demandé de lui faire sa robe de mariée et comme j’allais aussi me marier et que rien ne plaisait dans les boutiques à Paris, j’ai trouvé les deux bonnes raisons de me lancer”. A 33 ans, Célestina s’est installée à son compte au coeur de Paris. Des fonds de cour du boulevard Malesherbes, “dans l’immeuble du Festival de Cannes !” , en passant par le Bon Marché, jusqu’à son showroom de la rue de l’Abbé Grégoire, Célestina Agostino a su faire grandir sereinement sa griffe et surtout sa marque de fabrique. Elle est aujourd’hui visitée par les futures mariées du monde entier qui veulent la rencontrer pour qu’elle réalise leurs robes. Prendre un avion pour un essayage depuis Sao Paulo, c’est ça l’effet Célestina Agostino !

“Je suis une machine à idées…”

Dès la première année, après un passage au Salon du Mariage où elle a présenté “une toile sur-mesure, alors que les exposants faisaient plus du prêt-à porter”, Célestina a créé cent-vingt robes avec Adélaïde, une camarade de son école. “Nous avons inventé les robes de mariée blanches avec des broderies de couleur, des motifs. Ma première robe était rose et tout en romantisme…” Aujourd’hui, ce sont cinq ou six mille mariées qui sont passées entre les mains expertes de la créatrice. “Nous avons une blague à la maison, car je rencontre très souvent des mariées que j’ai habillées. Et ma famille en plaisante en disant que maintenant je me présente ainsi : “Bonjour Madame, je vous ai mariée ?” C’est parfois un sketch quand j’en rencontre plusieurs dans une même journée, mais c’est ce que j’aime aussi le plus dans mon métier : l’être humain, la rencontre. Ce sont mes gènes italiens aussi qui parlent, nous aimons recevoir et bien le faire !” Car si Célestina se définit comme une “machine à idées”, elle parvient à créer grâce à cette osmose qui se noue entre elle et sa cliente. “J’ai une forme de clairvoyance, d’empathie, un ressenti que je capte entre moi et une future mariée. Je suis là pour créer avec une femme la plus belle robe de sa vie, celle qui symbolise un passage, une nouvelle vie. Et pour chacune le ressenti et donc la robe, est différente !”

Plus qu’un métier, des passions !

Célestina n’a pas seulement une passion, elle en a de multiples qui l’amènent toutes à une finalité : “donner”. Donner le temps qu’il faut à une future mariée pour qu’elle choisisse sa robe. Et donner dans chaque robe le meilleur d’elle-même, “même si c’est un marathon, surtout avant l’été, chaque mariée est unique et j’aime être avec elles pour partager les derniers moments avant le grand jour. Le dernier essayage est un moment si important !” Même son prénom la prédestinait à vivre auprès des mariées: “Un jour, une cliente espagnole m’a demandé si j’avais choisi exprès le nom Célestina pour ma marque et je lui ai répondu que non, c’est mon vrai prénom. Elle m’a alors expliqué, puis offert un livre sur Célestine, une Espagnole qui au 17ème siècle mariait les prostituées !”

Aujourd’hui, Célestina rêve d’un showroom sur plusieurs étages où les futures mariées et leurs amies, leurs familles pourraient venir ensemble, siroter une coupe de champagne, regarder des photos, et “prendre du bon temps !” Encore la mama italienne qui parle, car Célestina ne joue jamais sur les sentiments. Elle aime les gens et “voir dans leurs yeux qu’ils sont heureux. Mon plus beau cadeau est de voir mes futures mariées épanouies et rayonnantes dans leurs robes !”

Une histoire qui se diffuse dans le monde !

Aujourd’hui, Célestina commence à distribuer ses robes partout dans le monde, “même si Paris reste le coeur de tout et là où je crée.” Quinze boutiques en plus de celle de la rue de l’Abbé Grégoire à Paris vendent les designs de la créatrice, même si pour elle, le sur-mesure c’est aussi une histoire de rencontre et de contact humain. Mais Célestina est très heureuse de savoir ses robes distribuées dans sept pays de par le monde et que des femmes “qui n’ont pas l’occasion de venir jusqu’ici puissent aimer et porter mes robes de mariée.” A Londres, Rome, Naples, Milan, Beyrouth, New-York, Denver, Madrid, Saint-Petersbourg et même au Japon… Célestina, qui aime la notion d’infini, est aujourd’hui aux quatre coins du monde. “Je suis heureuse de tout ce que j’ai accompli depuis 20 ans déjà ! Et depuis toujours je me dis qu’il n’y a qu’une tendance : la tendance c’est la mariée. La robe et tout le reste… tout ça vient après. Chaque femme est unique et chaque robe est unique !”

Les trucs et astuces de Célestina pour choisir sa robe

Pour Célestina, le choix d’une robe doit répondre à un certain nombre de codes car, même si elle est le point crucial et central d’un mariage, elle doit être en accord avec ces règles. L’endroit : “On ne se marie pas avec la même robe sur la plage ou à la campagne !” La famille : “On fait une robe qui ressemble à soi et à celui avec qui on se marie.” Le corps : “On porte une robe pour le corps que l’on a et j’ai coutume de dire : On ne s’habille pas comme on veut, mais comme on peut !” Et le code financier, “qui appartient à chacun et chacune, selon ses envies et ses moyens.”

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