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Avec JobDay, Romy Eisemberg arrondit vos fins de mois

Avec plus de 10 000 travailleurs inscrits sur la plateforme, JobDay met en relation les particuliers mais aussi les entreprises et les indépendants pour des missions ponctuelles. Rencontre avec sa co-fondatrice Romy Eisemberg, une jeune femme au parcours atypique.

Comment passe-t-on des études d’Histoire au mannequinat, puis à la création d’une entreprise ?

Romy Eisemberg : Mon fil conducteur est la passion. C’est ce qui m’a poussée à faire des études d’Histoire et de philosophie sans m’inquiéter des débouchés, car je savais au final que savoir construire ma pensée m’ouvrirait toujours des portes. En parallèle de mes études, j’ai commencé à faire du mannequinat, là encore, sans trop me poser de questions. A l’heure actuelle, c’est encore ce qui me permet de gagner ma vie.  J’y ai trouvé mon équilibre puisque je gère moi-même mon emploi du temps, même si c’est un métier que je ne conseille pas puisque l’on a jamais de visibilité sur son planning (et donc encore moins sur son salaire). En dehors des top modèles que tout le monde s’arrache, on appelle toujours les mannequins la veille pour le lendemain.

C’est cette manière de se faire recruter dans l’urgence pour de courtes missions qui a inspiré JobDay ?

Romy Eisemberg : En fait, l’idée est venue de mon frère Roman, avec qui j’ai fondé la boîte. Il m’a notamment parlé du cas de son meilleur ami qui dirige une salle de sport, et qui se retrouve régulièrement en galère lorsque l’un de ses professeurs tombe malade et qu’il faut le remplacer au pied levé. Idem pour les saisonniers qui sont souvent obligés de passer par le bouche à oreille.  

Quelle solution propose donc JobDay ?

Romy Eisemberg : JobDay connecte les utilisateurs pour des prestations de missions, soit de particulier à particulier (jardinage, coiffeuse à domicile, babysitter…), soit entre indépendants et entreprises. En revanche, nous ne faisons pas d’intérim. Il ne s’agit que de missions ponctuelles. Pour aider les particuliers et entreprises à faire leur choix, nous avons mis en place un système de badge permettant d’identifier les travailleurs recommandés pour leurs précédentes missions.

Vous êtes en quelque sorte à la croisée de Je me propose et de plateformes type Malt ?

Romy Eisemberg : Effectivement. Nous souhaitons apporter plus de sécurité que sur des plateformes telles que Je me propose ou Le Bon Coin via un système automatisé de facturation et paiement en ligne, afin d’éviter le cas typique de l’artisan qui demande 30% d’acompte et se volatilise avant les travaux. De l’autre côté, Malt est une plateforme spécialisée dans les métiers du web. Nous voulons toucher beaucoup plus de métiers : JobDay va de la distribution de flyers pour un étudiant à une prestation de montage vidéo.

Romy et son frère, les co-fondateurs de JobDay

Vous êtes depuis peu chez Station F mais aussi à l’incubateur de Pôle Emploi. L’objectif est de créer des synergies avec Pôle Emploi notamment ?

Romy Eisemberg : Effectivement, nous partageons notre temps entre ces deux endroits. Station F nous permet de rencontrer de nombreux autres porteurs de projets, et ainsi de profiter de la bienveillance de l’écosystème ainsi que de conférences passionnantes. Quant à Pôle Emploi, nous avons beaucoup à faire ensemble sur le volet social et humain qui est celui qui nous tient le plus à cœur. Notre objectif est de montrer que nous avons tous un talent, et ces missions ponctuelles peuvent être un bon moyen pour des personnes qui ont décroché du système de revenir à l’emploi. Or, les conseillers Pôle Emploi reconnaissent ne pas être au fait des modalités du travail d’indépendant. Ils n’ont pas non plus d’offres. Nous travaillons actuellement sur un Proof of concept avec eux pour prouver : 1) que JobDay peut être un outil pour les entrepreneurs qui viennent à eux et qu’on laisse se débrouiller tout seuls pour trouver leur clientèle. 2) que JobDay peut être un bon moyen pour les actifs précaires de reprendre confiance en eux. 3) que JobDay est une bonne solution pour les TPE et PME qui ne savent pas comment recruter des indépendants. 

Vous en êtes aujourd’hui au stade MVP, quels sont vos prochains objectifs ?

Romy Eisemberg : Nous avons environ 10 000 utilisateurs, une base de données, le site a été testé et amélioré, même s’il reste encore beaucoup à faire. Nous souhaitons pour l’instant continuer à faire grandir la communauté. Nous observons par exemple qu’il y a des offres dans des petites villes méconnues qui ne trouvent pas de preneurs, comme un petit-fils qui cherche une coiffeuse à domicile pour sa grand-mère. Nous nous retrouvons un peu dans la même situation que BlaBlacar à ses débuts. Il nous faut plus d’inscrits pour pouvoir répondre aux besoins. Pour l’heure, nous sommes quatre et n’avons pas pour objectif de lever des fonds. Pour ma part, je ne crains pas l’échec car j’aurais malgré tout appris comme jamais dans ma vie, et si nous réussissons à sortir des personnes de la précarité, alors nous aurons accompli une bonne partie de notre job !

@Paojdo

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