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Nouvelle Veg : le premier magazine féministe et veggie

03.10.2019

En ligne depuis peu, le magazine féministe et lifestyle veggie Nouvelle Veg, à destination du grand public, explore, au travers de prescriptions et d’articles de fond, toutes les alternatives pour une consommation garantie sans matières animales. Zoom sur ce projet novateur avec Éloïse Maillot, fondatrice et directrice de la publication.

Quelle a été votre trajectoire avant de fonder Nouvelle Veg ? Venez-vous du journalisme ?

Éloïse Maillot : Le journalisme fait partie de mon ADN. En tant que fille de grand reporter, j’ai grandi en connaissant tous les codes du milieu. À 14 ans, je voulais déjà exercer ce métier, je traînais dans les régies, sur les plateaux télé. J’ai fait une licence d’histoire-géographie à la Sorbonne, ainsi qu’une école de journalisme, l’ESJ Paris. J’ai publié mon premier papier à 20 ans dans Le Parisien, mais il a fallu que je gagne ma vie très tôt pour des raisons personnelles. Tout en continuant à piger, j’ai commencé à travailler pour des agences de communication. J’ai rapidement monté ma boîte dans le domaine, ce qui m’a permis d’être totalement indépendante financièrement. Mais je souffrais de cette situation un peu schizophrénique où je collaborais avec des journalistes, je sentais que je n’étais pas à ma place et mon entourage le percevait aussi très clairement.

Qu’est-ce qui vous a amenée à lancer ce nouveau média ?

Éloïse Maillot : Je continuais à beaucoup écrire : un roman que je n’ai pas fait publier, un texte qui a été lu par deux comédiennes et moi-même à l’Espace Cardin, des nouvelles, des poèmes… À l’approche de mes 40 ans, il n’y avait plus de temps à perdre ! Je ne supportais plus la com’, je ressentais le besoin de revenir au journalisme, ma vraie vocation. J’avais toujours en tête l’idée de créer un magazine, puis je suis devenue végétarienne en 2015. J’ai alors été frappée par le manque d’informations sur le sujet. Je trouvais incroyable qu’il n’existe pas de publications qui me permettent, par exemple, de savoir où acheter un joli sac en cuir végétal. Ma fibre entrepreneuriale a aussi joué un rôle dans la décision de franchir le pas. J’en suis à ma troisième création d’entreprise. Je suis « multicasquettes », même si je découvre plein de choses très nouvelles actuellement.

Comment la dimension féministe s’est-elle invitée dans le projet ?

Éloïse Maillot : Je viens d’une famille de cinq filles. Ma maman est féministe, mon papa m’a aussi transmis ces valeurs. Ils m’ont toujours dit : « Sois indépendante, travaille, bats-toi. » Mais ce que j’entendais, ce que je voyais du féminisme dans les médias ne me plaisait pas. J’étais aussi agacée par le discours de certaines filles qui affirment ne pas être féministes. Évidemment qu’elles le sont ! Elles portent des minijupes, prennent la pilule, possèdent un compte en banque, sortent et voyagent où elles veulent, quand elles veulent. Elles usent de droits acquis par les générations précédentes, dont toutes les femmes n’ont pas la chance de bénéficier encore aujourd’hui.

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Quelles passerelles faites-vous entre le féminisme et le mode de vie veggie ?

Éloïse Maillot : Ces deux thématiques sont très proches et cohérentes. J’ai d’ailleurs tenu à ce que l’un des premiers sujets publiés traite de l’écoféminisme. J’avais interviewé Julie Cabot Nadal dans le cadre d’un article sur ce mouvement. Les tenants de cette approche considèrent que la femme représente le vivant, y compris dans le règne animal et au travers de notre Terre-Mère. L’homme a toujours exercé une domination sur la vie et le vivant, la nature, à travers une mainmise sur les ressources et le ventre des femmes.

Quels types de contenus proposez-vous ?

Éloïse Maillot : Pour la première fois en France, un média fait par des journalistes professionnelles présente toutes les alternatives et les initiatives veggie, c’est-à-dire végétaliennes, végétariennes et véganes, dans les domaines de la « Mode », la « Beauté », l’« Évasion ». Crèmes, restaurants, vêtements… : nous testons tout ce dont nous parlons. À côté des sélections (« 6 marques eco-friendly et vegan pour les kids », par exemple), nous publions aussi des articles de fond, à l’instar de celui sur la « fast fashion ». Nous avons également des rubriques « Green », « Food », « Animaux » et « Femmes ». Nous sommes sur un positionnement féministe universaliste, avec Zineb El Rhazoui, ex-Charlie Hebdo, en tant que cheffe de rubrique « Femmes ».

Vous rassemblez des plumes engagées, mais aussi des ambassadrices…

Éloïse Maillot : Nous avons mis en place ce système parce que nous souhaitons que Nouvelle Veg rayonne en France, en Belgique et en Suisse. J’ai rapidement observé un fort engouement autour des ambassadrices, qui ont une approche différente de celle des journalistes. Ce sont soit des mamans de toutes les générations, qui ont une expertise et plein de tuyaux à nous donner, soit des prescriptrices, des « influenceuses », même si je n’aime pas tellement ce mot. Victoire Dauxerre, l’auteure de Jamais assez maigre, et la chanteuse Vanille, la fille de Julien Clerc, collaborent au site de cette manière.

Quelle est votre cible ?

Éloïse Maillot : Nouvelle Veg est un magazine mixte à tendance féminin. La communauté végane, bien sûr, se reconnaît dans le projet. Nous comptons proposer des sujets à destination des hommes, qui sont évidemment les bienvenus. Parents, enfants… : de manière générale, nous nous adressons à toutes les personnes qui veulent bien consommer, pour la planète et pour leur santé. Sur le volet féministe, où nous prenons position, certains lecteurs, forcément, ne seront pas d’accord. Mais notre ligne éditoriale est très claire et je suis certaine qu’elle va énormément fédérer. Une levée de fonds est en cours pour sortir une version papier à l’horizon 2020.

@manondampierre

Crédit photo (portrait) : Monelle Bernardini

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