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Workaholism : Comment reprendre le contrôle ?

21.06.2019

L’addiction au travail est souvent au rendez-vous quand on entreprend ou qu’on a un poste à responsabilités. On se donne sans compter, quitte à rogner sur ses heures de sommeil, ses repas, ses loisirs… Des dérives nocives sur le long terme. Voici quelques clés pour reprendre les choses en main.

Votre job, vous l’adorez. Vous travaillez au bureau comme à la maison pour mener à bien vos divers dossiers, pour sortir tel projet avant vos concurrents, pour multiplier les rendez-vous clients… Et grâce aux nouvelles technologies, vous êtes encore plus réactive. Vous pouvez travailler sans discontinuer depuis n’importe où et être joignable à tout moment. La frontière entre vie professionnelle et personnelle s’étiole. « En tant que femme, on met la barre très haut pour notre vie. On veut assurer au travail, avec les enfants, son partenaire, faire du sport, être jolie… La pression est très forte. On est les spécialistes pour faire des listes de tâches et comme on est des superwomen on va les réaliser ! », remarque Anne Everard, juriste de formation, cofondatrice du bureau de conférenciers « Read my lips », et auteure  du « guide du burn-out » aux éditions Albin Michel. Mais cette dépendance au travail, ce workaholism, peut engendrer des risques car à vouloir briller sur tous les fronts, on finit souvent par s’oublier et se brûler les ailes.

Repérer les signaux d’alarme

Le corps et le cerveau sont mis à contribution pour remplir toutes les tâches. « L’adrénaline et le cortisol sont d’excellents moteurs pendant un certain temps. Mais le corps n’est pas fait pour supporter longtemps l’hormone de stress », souligne Anne Everard. Divers symptômes et signaux d’alarme peuvent alors apparaître : problèmes digestifs, maux de tête, troubles du sommeil, de l’alimentation (grignotage, manque d’appétit…), consommation d’alcool, tabagisme, drogue… L’humeur est également affectée. Le workaholic devient irritable, impatient, cynique… Il a besoin de se replier sur lui car la relation à l’autre se complique. Pourtant, on continue pendant un moment à cumuler les tâches car on éprouve également une grande satisfaction dans ces projets. Et on a l’impression de réussir à tout gérer. « Quand on est passionnée par son travail, même si on a un sommeil perturbé, on ne ressent pas tout de suite le contrecoup. On se sent bien, on se découvre des ressources insoupçonnées car le stress rend plus efficace momentanément. C’est assez galvanisant mais perfide car quand ça craque c’est violent. On peut tomber en dépression sans vraiment savoir pourquoi », déclare Nathalie Dedebant, consultante formatrice et coach thérapeute. Ainsi, la fatigue s’aggrave et le corps lâche. « C’est la maladie de l’énergie. Le corps rend un fier service en nous arrêtant », ajoute Anne Everard. Mais avant d’en arriver à une dépression, un burn-out ou une autre pathologie en lien avec le stress et le surmenage, on peut adopter des mesures.

Changer son comportement

Quand on cherche à débloquer du temps dans son agenda, on élimine souvent sa séance de sport, ses loisirs. On rogne sur le sommeil, on mange sur le pouce. « Il faut considérer ces moments comme des repères importants qui indiquent s’il y a une dérive. Ca peut arriver une fois ou deux mais si c’est chronique, on rentre dans un engrenage », prévient Nathalie Dedebant. L’idéal est donc de se fixer des règles.

  • Dormir suffisamment. « 90% des gens ont besoin de 8h de sommeil par nuit. En 100 ans, on a perdu 4 heures de sommeil, dont une heure au cours des dix dernières années. Le cerveau a besoin de repos en journée aussi pour intégrer les informations sinon cela engendre des problèmes de mémoire et de concentration », argue Anne Everard. On fait donc une sieste de 5 à 20 mn après le repas pour récupérer et on respecte ses besoins de sommeil.
  • Adopter une meilleure hygiène de vie. On est vigilant sur ses dépendances au café mais aussi à l’alcool, à la cigarette et au sucre. Celui-ci engendre, en effet, un pic d’énergie suivi d’une hypoglycémie… On reste en mouvement, on bouge tous les jours au grand air pour éliminer le stress. On se fait des heures blanches sans écran et on arrête de les consulter 1h30 avant de se coucher.
  • Alléger son agenda. On ralentit, on se dégage du temps dans son agenda (20 mn/ jour et 2h le week-end, par exemple) pour prendre un bain, lire un magazine, méditer… Pas pour régler des problèmes personnels ou administratifs ! On fait moins de choses et on récupère entre chaque projet. On réintroduit du plaisir dans sa vie plutôt que de l’hyperperformance.
  • S’entourer. On essaye de créer une ambiance conviviale : on mange entre collègues le midi et on parle d’autre chose que le travail. Sur les postes à responsabilité, on risque d’être davantage isolée. Pourtant, il faut pouvoir parler de ses difficultés, échanger sur son organisation… « On peut le faire en rejoignant des groupes de dirigeants, des clubs, en jouant au golf, en participant à des stages de management ou bien en faisant appel à un coach. Echanger avec les autres constitue un ressourcement nécessaire », explique Nathalie Dedebant
  • Elargir son horizon. On évite de surinvestir sa vie professionnelle et on se demande ce qui est important pour soi. On s’intéresse et on consacre du temps à d’autres activités pour trouver son équilibre.

En écoutant davantage son corps et en respectant ses besoins, on s’éloigne du workaholism et on reste efficace… sur la durée !

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