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Ces arbres qui chuchotent à l’oreille des hommes

Yoga des fleurs, sylvothérapie, jardins thérapeutiques… Le vert s’enracine peu à peu dans tous les pans de notre vie. Mais pourquoi nous fait-il autant de bien ?

Elles ornent nos murs, tapissent nos terrasses et grimpent sur nos balcons. Les plantes sont devenues des objets de décoration à part entière, comme en témoigne le succès retentissant de l’ouvrage Urban Jungle d’Igor Josifovic et Judith de Graaff. Les citadins s’emballent pour le végétal, tant et si bien qu’en ville, les ventes éphémères de plantes connaissent un succès considérable. Sans oublier la tendance veggie qui s’est offert une belle part du gâteau, envahissant nos feed Pinterest et Instagram.

L’essor des thérapies végétales

Dans l’univers du bien-être, les plantes ont aussi fait germer une myriade de nouveaux concepts, comme le yoga des fleurs, une pratique encore assez confidentielle. En Gironde, le très réputé institut Les Sources de Caudalie propose désormais des bains de forêt méditatifs, tandis que dans les villages forestiers Huttopia, les vacanciers peuvent se prélasser au sein d’un « Spa forestier », avant de s’endormir bercés par les bruits de la nature. Et pour ceux qui voudraient aller plus loin, dans le Rhône, l’Ecole Lyonnaise de plantes médicinales et des savoirs naturels initie tout un chacun aux secrets des hydrolats ou encore de la géobiologie.

Les sources de Caudalie

La vie secrète des arbres

Mais comment expliquer qu’à la seule vue d’un arbre, notre esprit s’apaise ? Pourquoi le psychiatre Christophe André préconise-t-il à ses lecteurs de se balader 2H par semaine en forêt ? Pour Laurence Monce, auteure de « Ces arbres qui nous veulent du bien », la réponse n’a rien de farfelu. En réalité, la vie secrète des pins et peupliers est bien plus passionnante qu’il n’y paraît. Savez-vous que le mimosa de Constantinople dort la nuit ? Que la dionée attrape les mouches ? Ou que l’acacia alerte les plantes de son entourage ? Tout cela a été démontré par des expériences scientifiques. D’ailleurs, dans son ouvrage « Le pouvoir des mouvements dans les plantes », Darwin estimait qu’il n’était « guère exagéré de dire que l’extrémité du radicule se comporte comme le cerveau d’un des animaux les plus bas ».

Nos lointains cousins

En fait, les arbres nous ressemblent bien plus que nous pourrions l’imaginer. Les végétaux sont les seuls être vivants à se tenir droits comme les hommes. Leurs racines sont semblables à notre cerveau, capables d’ordonner une gestion de la consommation d’eau en cas de sécheresse. Quant à leur tronc, comme celui de l’homme, il est parcouru de multiples liquides, à l’image de la sève et de la résine. L’auteure souligne aussi l’étonnante ressemblance entre la constitution de l’hémoglobine et de la chlorophylle.

Le Spa forestier d’Huttopia

Des forêts sanctuarisées

Durant l’Antiquité, les savants grecs pointaient  les bienfaits de la nature, tandis qu’en Italie, on sanctifiait les lucus (bois sacrés), quand dans la Gaule, les druides vénéraient les branches de gui. Au Moyen-Âge, l’abbesse Hildegarde de Bingen pratiquait déjà la phytothérapie, prescrivant le bouleau pour les tumeurs, l’orme pour la fécondité, et les résineux pour la force. Mais le XIXème siècle fut certainement l’âge d’or de la sylvothérapie, puisque la mode était à l’aérothérapie et aux bains de forêt pour soulager l’asthme, la bronchite, l’insomnie ou encore l’hypertension. Les médecins avaient en effet constaté que les populations vivant près des forêts de conifères souffraient moins d’affections pulmonaires, de choléra ou encore de tuberculose.

La meilleure des pharmacies

Et pour cause, l’air de la forêt est le plus pur des aérosols. La forêt sert de filtre pour toutes les substances polluantes. Dans son livre, Laurence Monce nous explique que les arbres (cèdre, eucalyptus, pin, bouleau et peuplier) produisent des phytoncides, des substances qui dégomment microbes et champignons. C’est l’une des raisons pour lesquelles on estime qu’une balade en forêt permet de booster notre système immunitaire. Comme en bord de mer, les arbres produisent également des Ions négatifs, qui ont une action anti-pollution. En côtoyant les arbres, nous bénéficions aussi des terpènes, des composés organiques à l’effet analgésique, sédatif, anti-inflammatoire ou encore relaxant. Se balader en forêt, c’est enfin développer nos cinq sens et faire le plein d’énergie. « Il se produit des échanges électriques et chimiques dans l’ensemble du système racinaire des arbres », nous explique Laurence Monce. Cette énergie circule ensuite dans le tronc et les branches à travers la sève.

Un trésor à protéger

A la télévision, les émissions d’aventure se multiplient avec des participants désireux d’aller au bout d’eux-même, privés de tout confort moderne, seuls face à la nature. Une manière de se reconnecter à eux-mêmes. « Selon Carl Gustav Jung, le fondateur de la psychologie analytique, les arbres en forêt font partie de l’inconscient collectif, c’est-à-dire de ce qui est enfoui dans notre for intérieur mais qui est primordial pour vivre en harmonie. Les arbres nous permettent donc d’étreindre notre vraie personnalité et nos émotions les plus pures », écrit Laurence Monce.

Plus que jamais, l’Homme doit donc sanctuariser une biodiversité dont il oublie qu’il fait partie intégrante. « Rien n’est indifférent, rien n’est impuissant dans l’univers ; un atome peut tout dissoudre, un atome peut tout sauver ! ». Gérard de Nerval, Artiste, écrivain, Poète (1808 – 1855).

@Paojdo

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