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Comment recruter votre partenaire de vie ? Trouvez le bon match !

Comment recruter son partenaire de vie ? Trouvez le bon match !

S’épanouir tant dans sa vie personnelle que professionnelle est le désir de bien des femmes, mais l’équilibre n’est pas toujours aisé à trouver. Caroline Kruse, conseillère conjugale, nous donne ses conseils pour une belle vie à deux.

N’espérez pas faire changer l’autre

Dans une étude publiée dans la Harvard Business Review, on découvrait, sans surprise, qu’avoir un partenaire mettant sur un pied d’égalité sa carrière et celle de sa compagne, était souvent un passeport de réussite pour les femmes. Pour autant, 66% des jeunes hommes interrogés estimaient que ce serait plus tard leur conjointe qui prendrait en charge l’éducation des enfants. CQFD. Que celles qui souhaitent concrétiser leur ambition passent donc leur chemin ! Caroline Kruse, conseillère conjugale et auteure de Comment continuer à se parler, à s’aimer, à se désirer (éd. Marabout) l’affirme : «  faire changer l’autre … ça ne peut se faire qu’à la marge. Sur le fond, c’est plus acrobatique, d’où la nécessité d’aborder ces questions avant de s’engager dans une vie de couple au long cours  ».

Gare au macho

Quant au macho pur et dur  ? Il se peut que les incompatibles s’attirent, notamment quand la testostérone s’en mêle. Mais à terme, difficile d’imaginer un possible équilibre. « Le vrai macho peut penser de la working girl ”qu’elle en a”, mais est-ce un compliment  ? Cela peut être une bonne base pour une association professionnelle. Mais en ce qui concerne une histoire d’amour, rien n’est moins  sûr. Cela ne veut pas dire que l’admiration mutuelle que se portent les partenaires n’est pas une composante de l’amour, mais là, on ne parle plus de machisme », poursuit l’experte.

«  Women can have it all ?  »

Comme le disait la PDG de PepsiCo Indra K. Nooyi, il ne faut pas se leurrer, «  l’horloge biologique et l’horloge de la carrière sont en total conflit  ». Si Hillary Clinton ou Sheryl Sandberg font figure de modèles pour les femmes, à la fois mères de famille et professionnelles éminemment reconnues, elles doivent cet équilibre si difficile à trouver à des conditions de vie très aisées. « Une étude met d’ailleurs en avant que c’est grâce aux femmes des pays pauvres qui ont laissé leurs familles, que les femmes des pays occidentaux peuvent s’investir sur le plan professionnel  », rappelle Caroline Kruse.

Ne pas se sacrifier

Loin de nous cependant l’idée de dire que celles qui ne pourraient pas s’offrir de nounou seraient condamnées à rester dans l’ombre.  La clef, selon la conseillère conjugale, est que la vie professionnelle et la vie sentimentale ne se dévorent pas mutuellement. Il s’agit donc pour chaque couple de trouver la bonne balance.  Surtout, ne mélangez pas les genres ! Cela commence par éviter de recruter son partenaire sur son lieu de travail. «  C’est un pari sur l’avenir un peu risqué qui peut avoir pour inconvénient à terme de menacer les ”deux vies”  », soutient-elle. Retenez bien également qu’il n’existe point d’épanouissement dans le sacrifice  :  «  si on a l’impression de devoir sacrifier une vie à l’autre, c’est qu’on n’a pas fait le bon choix dans l’une … ou  dans l’autre  ».

Investir sa vie professionnelle de manière raisonnée

Le bon match est ainsi de trouver un homme qui trouve «  normal  » que son épouse s’épanouisse autant que lui dans sa vie professionnelle, à condition que cette vie professionnelle, que ce soit celle de sa compagne ou la sienne, laisse une place au couple. « Il y a encore quelques années je recevais surtout des femmes qui se plaignaient de ce que leurs maris étaient accaparés par leur vie professionnelle. Maintenant l’inverse est aussi vrai », illustre Caroline Kruse. S’épanouir dans la sphère professionnelle et privée demande donc d’être capable de s’imposer des limites, et de ne pas investir son travail dans l’addiction, l’évitement, le déplacement, la fuite ou la compensation.

L’homme au foyer, une bonne solution  ?

Lorsque l’on pense à la business woman avertie, on pense éventuellement au modèle du père au foyer. Dans son cabinet, Caroline Kruse en reçoit en consultation. Bien entendu, il s’agit d’un modèle qui peut parfaitement fonctionner, mais tout n’est pas si simple. Elle évoque le cas d’un homme qui suit sa femme aux quatre coins du monde, et s’occupe des enfants. «  Il dit ne pas du tout en souffrir, mais elle ne le croit pas. Ou en tous cas, elle  n’accepte pas qu’il s’en contente. Bien que d’une certaine façon cette situation l’arrange, le fait de voir, et surtout vis-à-vis de leurs amis, son  ”homme” occuper cette position basse, la blesse narcissiquement elle, bien plus que lui  ». La solution de l’homme au foyer n’est donc possible que si la conjointe ne juge pas cela dévalorisant, et que l’homme s’y épanouisse.

Peut-on réellement choisir son partenaire  ?

Aujourd’hui, des sociétés proposent aux femmes de recruter leur partenaire comme si elles occupaient le poste de DRH. Une initiative ludique, mais qui n’ôte en rien le caractère unique des rencontres amoureuses. « L’idée qu’on puisse tout contrôler dans le choix de son compagnon est d’une certaine façon aussi  idéaliste donc irrationnelle  que celle qui consiste à espérer qu’un jour un prince merveilleux paré de toutes les qualités viendra sonner à votre interphone. La perfection n’existe pas, et le propre de l’amour c’est la créativité, la surprise, l’invention. A trop vouloir  le programmer on finit par le dévitaliser », souligne la conseillère conjugale. Caroline Kruse nous explique que l’on choisit effectivement son partenaire, mais souvent pas pour les raisons que l’on croit. On peut par exemple être séduite par un homme fragile qu’on a envie de rendre enfin heureux par la sollicitude qu’on lui porte, sans se rendre compte qu’en fait, fille mal aimée de parents indifférents, on a choisi un compagnon dont on veut s’occuper comme on aurait aimé qu’on s’occupe de nous dans l’enfance. Autre cas de figure  : on est une femme de tête, d’affaires, de contrôle, qui aime bien prendre en charge, s’occuper de tout dans la vie professionnelle comme à la maison. Du coup, on choisit un partenaire un peu nonchalant, moins angoissé, qui nous apporte un peu de légèreté. Certains hommes, comme certaines femmes, aiment être tenus. Le problème c’est qu’au bout de quelques années, ce partenaire charmant peut finir par apparaître comme un gamin irresponsable, et sa légèreté devenir un poids insupportable.

Un nouveau modèle à réinventer

Il y a quelques décennies seulement, les femmes ne se posaient pas la question d’un réel épanouissement dans les deux sphères privées et professionnelles. Aujourd’hui, dans son cabinet, Caroline Kruse reçoit bon nombre de jeunes couples qui doivent faire face à des situations compliquées, lorsque l’un a un boulot passionnant mais sédentaire, et l’autre est sans arrêt en mission et que la vie de couple devient compliquée. « On est peut être là dans une génération intermédiaire tiraillée entre l’ancien modèle d’une vie stable, vécue majoritairement ensemble dans le même lieu et un autre mode de vie plus souple, encore à inventer », note l’experte qui invite les couples à se poser les bonnes questions avant de commencer leur vie à deux. “Qu’est-ce qu’on fera si …  ? Est-il possible d’alterner  ?  Que pourrons-nous inventer pour contourner cette difficulté  ?” Dans tous les cas, elle rappelle que la question ne pourra pas se poser en termes de sacrifices car cela pèserait autant sur celui qui le consent que sur celui pour qui il serait consenti. Enfin, n’oublions pas que malgré les difficultés, l’autre ne doit pas être une copie conforme de nous, autrement, autant vivre seule  ! Comme le rappelle Caroline Kruse : «  Aimer c’est faire l’expérience de l’altérité  ».

@Paojdo

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