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Oser s’accomplir malgré le regard des autres

28.01.2019

Les freins psychologiques empêchent souvent de mener à bien ses projets et de s’accomplir. Se libérer des regards négatifs permet d’oser entreprendre. Explications et conseils avec Muriel Mazet, psychologue clinicienne qui vient de publier un livre sur le sujet.

Très souvent les femmes n’osent pas entreprendre par manque de confiance en elles. Elles craignent de s’aventurer dans un domaine qui a longtemps été la chasse gardée des hommes. Le regard de la société, des collègues, des amis, de la famille, du conjoint peuvent également freiner leurs élans, leur envie de voler de leurs propres ailes et de s’accomplir professionnellement.
C’est dès la petite enfance que se construit cette confiance en soi, en fonction notamment du premier regard posé sur soi, par ses parents ou tout substitut. « Le premier regard se situe au stade où l’on est cajolé, où l’on nous donne le biberon ou le sein. Ce regard nous permet d’être reconnu en tant qu’être humain. S’il est positif et bienveillant, que l’enfant est complimenté et encouragé, il peut s’accepter tel qu’il est et s’aimer », explique Muriel Mazet, psychologue clinicienne, auteure de « Se libérer enfin du regard de l’autre » (éditions Eyrolles). Ces besoins d’amour, d’estime, de reconnaissance et d’accomplissement ont d’ailleurs été mis en évidence par le psychologue Abraham Maslow, dans sa pyramide des besoins. Ils permettent de se sentir exister et d’être heureux.

Un regard qui peut détruire

En revanche, si ce premier regard, ces premières paroles rabaissent, critiquent, humilient, isolent, l’enfant grandit en pensant que tout ce qu’il fait n’est jamais assez bien, qu’il ne vaut rien. « Quand je rentrais de l’école, mes parents ne me demandaient pas comment ça s’était passé, ce que j’avais appris, avec qui j’avais joué… Ils s’inquiétaient juste de mes notes. Au lieu de m’encourager ou me féliciter, ils me disaient toujours que j’aurais pu avoir plus. Ils me comparaient à mes camarades ou mon frère aîné qui, bien sûr, faisaient toujours mieux que moi à leurs yeux », se souvient ainsi Paloma, secrétaire à Nantes. Plus tard, dans son couple, au travail, avec ses amis, on se soumet encore au regard de l’autre, en espérant trouver une approbation, un soutien. Mais « plus on cherche de reconnaissance, plus on se donne corps et âme. On attend des autres ce que l’on n’a pas eu de ses parents », analyse la psychologue clinicienne. Cette quête peut abîmer et rendre vulnérable.

Quand la peur paralyse

Habituée aux reproches, à toujours voir les erreurs, on est moins sûre de soi. On ose alors moins expérimenter de peur de se tromper, d’échouer, d’être dénigrée. On reste dans sa zone de confort et on stagne. Et si une personne plus audacieuse réalise un projet semblable au sien, on se dit que l’on aurait du s’écouter et passer à l’action. On regrette, on est déçue et cela renforce la mésestime de soi. « C’est toujours cette passivité qui nous anime par crainte d’être mis de côté, rejetés, inconsidérés, non aimés », écrit Muriel Mazet. On se conforme à l’idée que les autres ont de nous. On ne tente pas car on se dit que l’on va rater, comme toujours. Mais la chance se cultive. C’est une question de choix face aux situations qu’offre la vie. La psychologue recommande ainsi dans son ouvrage d’oser partir à l’aventure, de sortir de sa zone de confort et d’écouter sa petite voix intérieure.
Pour dépasser ces regards négatifs, il faut avant tout se poser les bonnes questions. « Est-ce que je rencontre des gens qui me mettent en valeur ? Est-ce que je ne vaux pas mieux que ce que je vis ? Les épreuves sont un signal qui indique que quelque chose ne va pas, qu’il faut se remettre en question. Il y a quelque chose à en apprendre. On peut changer, il faut saisir cette opportunité », encourage Muriel Mazet.

Des défis pour s’accomplir

Pour retrouver un regard neuf sur soi, s’aimer de nouveau pour ce qu’on fait, on peut mettre des mots sur ses ressentis. On peut également observer et noter chaque soir dans un petit cahier ses bonnes actions, ses petites victoires. Lancez-vous des défis : osez écrire un courrier à une personne importante pour votre projet, vous renseigner pour faire un bilan de compétences, appeler des prospects… « C’est le premier pas qui coûte. Mais la confiance est comme un muscle qui demande à être renforcé. Il faut s’entrainer. Plus on retrouve sa confiance, plus on ose dire non », poursuit la psychologue.
Parlez de votre projet à une personne digne de confiance qui saura vous épauler. Eloignez-vous des personnes qui vous mettent toujours en garde pour vous protéger mais finissent par vous empêcher d’agir et peut-être réussir. N’essayez pas de plaire à tout le monde. Il y a aura forcément des contestataires, des personnes qui ne partageront pas vos idées. Accordez-vous le droit à l’erreur. « Il faut suivre ses rêves et se donner les moyens. Vous avez une chance sur deux pour que ça marche. Libérez-vous des mauvais regards et ne gardez que ceux positifs pour vous construire », conclut Muriel Mazet. Ces regards bienveillants vous porteront vers des horizons pleins de promesses.

 

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