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Leadership : quels comportements pour le développer ?

05.11.2017

La notion est sur bon nombre de lèvres depuis un certain nombre d’années. Mais que renferme-t-elle réellement ? Qu’est-ce qu’un leader et quelles sont ses caractéristiques reines ? Eléments de réponse avec Eric-Jean Garcia, directeur de l’Executive Master Trajectoires Dirigeants de Sciences Po et auteur de Le génie du leadership : mythes et défis de l’action managériale (Dunod).

Leader ne rime pas forcément avec manager

La notion de leadership est souvent associée à une position dans l’organigramme. « Cela est le résidu d’un monde professionnel où l’on a longtemps considéré que l’intelligence et les capacités étaient corrélées au niveau de responsabilités, » explique Eric-Jean Garcia. Or, il peut émerger des formes de leadership au sein même des structures, sans qu’il n’y ait de connexion directe avec la hiérarchie. « Exemple typique : les leaders syndicaux. »

Ne pas se reposer sur ses lauriers

Développer sa capacité de leadership signifie, avant toute chose, de réprouver tout sentiment selon lequel on aurait fait toutes ses preuves, « que les choses sont ainsi, qu’on ne les remet plus en cause », ajoute Eric-Jean Garcia. En clair, penser qu’être diplômé d’une grande école est une raison suffisante pour avoir du leadership est un écueil à contourner.

Contourner le drame de la certitude

« Nous évoluons dans un monde où, de plus en plus, il va falloir apprendre tout au long de sa vie, » rappelle Eric-Jean Garcia. Pour lui, un bon leader se caractérise donc par sa capacité à remettre en doute ses croyances, à son envie d’apprendre, y compris dans des secteurs ne relevant a priori en rien de son champ professionnel. « Dans le programme que je dirige à Sciences Po, j’ai créé une séquence au cours de laquelle les étudiants, devant un auteur dont l’ouvrage n’a rien à voir avec leurs univers professionnels, doivent critiquer le texte,  » expose Eric-Jean Garcia.

Le contexte : ingrédient clé pour chaque leader

« Un bon leader chez la Société Générale a peu de chances de l’être chez LVMH. » Pour Eric-Jean Garcia, l’une des conditions de développement de son leadership réside dans le fait d’évoluer dans un contexte compatible avec sa personnalité. « Une erreur que font beaucoup d’écoles est de ne pas sensibiliser leurs élèves à identifier les univers au sein desquels ils se sentent bien, ou les tailles d’entreprises qui leur correspondent. »

S’intéresser au collectif

Etre un bon leader fait appel à d’autres compétences que les simples acquis techniques. Cela repose notamment sur l’émotionnel, et le fait de s’intéresser à la chose collective. « Il s’agit de comprendre comment le collectif peut fonctionner, ce qui suppose, pour un manager, de savoir se séparer des éléments toxiques, » précise Eric-Jean Garcia.

Eviter le piège de l’omniscience

On ne parvient jamais à exceller dans tous les registres. Savoir s’entourer est donc l’une des qualités de tout bon leader, par ailleurs dirigeant. « Un tel profil doit pouvoir s’entourer de personnalités meilleures que lui dans des domaines qu’il ne maîtrise pas, » ajoute Eric-Jean Garcia. Tout le talent du leader réside alors dans le fait de le rester, alors qu’il est entouré de professionnels puissants dans leurs domaines respectifs.

De l’importance de l’optimisme

Un leader a par essence envie de mettre en place de nouvelles choses, voire de bousculer certains codes. Un parcours au cours duquel il est souvent confronté à l’adversité des mentalités, au manque de ressources. La recette de notre expert pour contourner ces obstacles : « se rappeler que les avions décollent contre le vent. » Pour lui, difficile de lutter contre une bonne dose de volonté. « Lorsque l’on a envie de réussir, les autres ont tendance à s’agréger autour de nous : l’optimisme est contagieux », conclut Eric-Jean Garcia.

@clairebauchart

 

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