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Le cerveau des femmes, plus performant grâce aux menstruations ?

08.01.2019

Et si les règles augmentaient nos capacités intellectuelles et émotionnelles ? C’est en tout cas la conclusion d’une chercheuse de l’Illinois… Nos variations hormonales pourraient être à l’origine d’une amélioration de nos performances.

Durant des siècles, les menstruations ont alimenté légendes et croyances souvent sorties de cerveaux masculins. Hippocrate, par exemple, estimait que le sang menstruel était impur car il permettait à la femme de se « purifier ». Plus fou encore, certains étaient même convaincus que les femmes avaient le pouvoir lors de leurs menstruations  de faire pourrir la viande ou de tuer les plantes. Si en 2019 les femmes réglées ne sont plus considérées comme des sorcières, la fameuse phrase « Ben dis-donc t’aurais pas tes règles toi ? » balancée à la moindre inégalité d’humeur, semble, elle, avoir encore de beaux jours devant elle.

Pourtant, les fluctuations d’hormones liées aux menstruations pourraient- plutôt que des sautes d’humeur – apporter aux femmes un supplément de capacités intellectuelles et émotionnelles. Pauline Maki, psychologue à l’Université de l’Illinois, a étudié l’influence du niveau d’œstrogènes sur les capacités des femmes chaque mois. Si le groupe de femmes participant à l’étude était assez réduit (seulement 16), les résultats se sont pourtant révélés probants. Chaque participante a été sollicitée deux fois, une première avant ses règles, quand les niveaux d’œstrogène et de progestérone sont bas et une seconde après ovulation quand ces derniers sont au plus haut.

Au moment des pics d’hormones, les participantes ont perdu leur habilité à se repérer dans l’espace mais se sont améliorées dans des capacités déjà marquées chez les femmes, comme la facilité d’élocution. Lorsque les taux d’hormones baissaient, elles retrouvaient leur sens de l’orientation. Pour Maki, l’œstrogène affecterait deux régions du cerveau, l’hypothalamus, qui permet de mémoriser, et l’amygdale qui nous aide à gérer les émotions, notamment la peur.

C’est justement cette dernière capacité qui monte en flèche au moment du pic d’œstrogène, et expliquerait pourquoi les femmes sont globalement de meilleures communicantes et également naturellement plus sociables. L’étude a également prouvé que les femmes avaient tendance à utiliser plus fortement leurs deux cerveaux (le gauche et le droit) lorsque les taux d’œstrogènes et de progestérone sont les plus élevés, ce qui permettrait une plus grande flexibilité de réflexion.

De quoi, qui sait, enfin transformer ce qui avait pour certains tout d’une malédiction en une véritable kryptonite féminine !

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