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J’apprends à manager mon boss

19.03.2019

Qu’il vous agace, vous fatigue ou vous étouffe, il est là tous les matins à attendre le meilleur de vous : votre boss. Et parce qu’une équipe sans patron n’existe pas, plutôt que de subir sans broncher en laissant la boule que vous avez dans le ventre grossir un peu plus chaque jour, le moment est venu d’agir. Afin de vous aider à gérer au mieux votre quotidien auprès de votre chef, nous avons sollicité les conseils d’Anna Gibert, coach professionnel. Elle décrypte pour nous les 5 profils de boss les plus courants.

Le tyran

Pas de doute, pour lui, son statut de boss, il le mérite. À tel point qu’il lui parait inconcevable de ne pas recevoir l’admiration de ses collaborateurs. Son pouvoir, il en use et en abuse. Entre démonstration d’autorité et tendance à l’humiliation, plutôt que d’attirer le respect qu’il pense instaurer, il finit par inspirer la crainte ou le mépris.

Comment le gérer :

Préservez-vous ! Pour Anna Gibert, il est avant tout essentiel de se protéger et de ne pas rester dans un état quotidien de « survie ». « Bien sûr, s’il y a réelle souffrance, l’idéal est de partir, mais ce n’est pas si simple », alors la coach recommande de faire en sorte d’éviter les jeux psychologiques en laissant transparaître le moins d’émotions possibles et ce afin de ne pas apporter un levier supplémentaire à un patron manipulateur. Car comme nous l’explique la coach, lorsqu’on se positionne en victime, on court le risque de se retrouver dans ce qu’on appelle le Triangle de Karpman, un scénario relationnel typique entre victime, persécuteur et sauveur. C’est en adoptant inconsciemment la posture de victime qu’on pousse l’autre à devenir persécuteur…

Le paumé

Comme parachuté du jour au lendemain à ce nouveau poste, sans expérience significative en management et une confiance en lui encore fragile, le boss paumé est gentil, amical mais a tendance à éviter de prendre des décisions. Plutôt que d’être soutenu ou tiré vers le haut, vous voilà donc avec un assisté sur les bras.

Comment le gérer :

« Attention une nouvelle fois à ne pas tomber dans le fameux Triangle de Karpman, en devenant ce coup-ci le sauveur » nous explique la coach, « Ne vous laissez pas tenter par l’envie d’aider, de trop vouloir prouver que vous êtes une bonne ressource, vous risqueriez par la suite d’être en demande de reconnaissance et d’être déçu. Sans être un mur, laissez votre patron faire face à ses responsabilités ! ».

Le paternaliste

Sympathique et motivant, le patron paternaliste a, au premier abord, beaucoup de bons côtés. Il souhaite travailler auprès d’une équipe soudée et a à cœur de voir évoluer ses collaborateurs qu’il considère un peu comme une seconde famille. Mais c’est justement cet aspect protecteur de sa personnalité voire infantilisant qui peut rapidement poser problème.

Comment le gérer :

Pour Anna, la clé ici est de ne pas se laisser étouffer et de se reconnecter avec ses propres besoins en mettant la communication au centre de la relation : « Contrairement au tyran, ici il faut privilégier la parole, n’hésitez pas à faire part de ce que vous ressentez. Dites-lui par exemple : « Je trouve super que tu sois présent mais lorsque tu checkes mon avancée toutes les 5 minutes je me sens oppressé. »

Le motivateur

Toujours hyper positif et dynamique, le patron motivateur est sans conteste le plus agréable à vivre au quotidien. En général bon manager, il sait comment entraîner son équipe vers ses objectifs, sainement et sans passer par la terreur. Il est pédagogue et suscite l’admiration auprès de ses troupes !

Comment le gérer :

Dans le cas d’un patron qui a tout du véritable leader, pour notre coach c’est l’occasion d’en profiter pour partager et s’inspirer, certes, mais en n’oubliant pas que vous contribuez aussi à son succès : « Il ne rayonne pas tout seul ! C’est une relation gagnant-gagnant et il est important de ne pas s’enfermer dans une attitude d’apprenant/appreneur ».

Le laxiste

Avec lui pas de risque de voir la pression monter, il est cool, ce qui séduit au départ mais finit en un chaos total au sein de l’équipe. Sous couvert de faire confiance à ses collègues, il n’encadre rien ni personne et vous laisse seul face à vos missions ce qui a le don d’énerver les plus expérimentés et de perdre les plus novices.

Comment le gérer :

En positivant : « On peut voir ça comme une opportunité de prendre le lead, sans remplacer votre patron bien sûr, mais en impulsant de nouvelles choses, en apportant une vision, sans rien imposer ». Quant aux moins expérimentés, sautez sur l’occasion pour vous responsabiliser et si vous vous sentez totalement perdu sans cadre, ne subissez pas et filez voir votre N+2 !

Pour en savoir plus sur le travail d’Anna Gibert : www.annagibert.com

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