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Etude Women Matter: le potentiel des femmes sous exploité

10.10.2017

Moins de 5% des CEOs de l’OCDE sont des femmes. C’est ce qui ressort de la dernière étude Women Matter, menée par le cabinet de conseil McKinsey &Company. Un gâchis qui nuit à la croissance économique globale.

« Impliquer les hommes est essentiel. Lorsqu’il est question de parité, beaucoup se considèrent attaqués sur leurs plates-bandes professionnelles. Or, le but est juste de rendre la société meilleure pour tous. » Christine Lagarde ne mâche pas ses mots. La directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI) fait partie des personnalités sélectionnées par McKinsey & Company pour s’exprimer dans le cadre de la dernière enquête Women Matter, publiée depuis près de dix ans.

Comités exécutifs: où sont les femmes?

Pour le cabinet de conseil, l’entreprise du demain sera notamment celle où les femmes seront considérées comme des paires, où leurs voix seront entendues. L’usage du futur est malheureusement nécessaire, tant la situation reste encore à désirer. Ainsi, dans les pays du G20, les femmes ne représentent que 12% des effectifs des comités exécutifs. La France, à 13,6%, est sensiblement mieux classée que la moyenne mais fait néanmoins pâle figure à côté d’autres pays comme l’Australie où le taux culmine à plus de 22%.

De l’ambition à la réalité

Rien à voir, bien entendu, avec un supposé manque d’ambition des femmes, n’en déplaise aux esprits les plus mal tournés. Les auteurs de l’étude le relèvent d’ailleurs : 79% des femmes et 81% des hommes assurent vouloir accéder à des postes de top management. Seules 62% des sondées néanmoins estiment compatible de mener carrière en entreprise et d’avoir des enfants contre 80% de leurs homologues masculins.

Les femmes valent des milliards!

Egalement questionné par McKinsey & Company, le diplomate et économiste mexicain José Gurria déplore que « si les femmes, au sein de l’OCDE, sont au moins aussi diplômées que les hommes, la moitié de leurs potentiels ne sont pas utilisés correctement. » Un manque à gagner de poids : pour le cabinet de conseil, une meilleure exploitation des compétences féminines permettrait même de gonfler le PIB mondial de 12 milliards de dollars

Pour se faire, l’étude se permet quelques recommandations. Parmi elles, la limitation, voire la fin, du présentéisme, souvent superficiel et véritable frein aux équilibres de vie, le renforcement de la flexibilité et du télétravail permis par les nouvelles technologies. Ou encore la mise en place plus généralisée de procédés de recrutement dénués de biais de genre. Sur tous ces aspects, le digital a un rôle important à jouer pour aider les entreprises à revoir leurs cultures internes.

@clairebauchart

 

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