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Le business du mariage en plein boom !

Le business du mariage en plein boom !

Le mariage a t-il le vent en poupe ? En tout cas, il représente aujourd’hui un marché de plus de 5 milliards d’euros dans l’hexagone et suscite des vocations…Zoom sur ces nouveaux business du rêve !

Derrière les paillettes… peu d’élues  !

«  Toutes mes amies me disent que j’ai un job extraordinaire, mais elles ne voient que le côté paillettes. Bien sûr, c’est génial de travailler dans l’univers du mariage, mais derrière cela, il y a également beaucoup de stress et une organisation au millimètre, car il est hors de question d’avoir la moindre mauvaise surprise le jour J  », confie Liza Lucchiari Vieilly, co-dirigeante de Daylove Event. Fondée en 2008, la société est l’une des rares à perdurer dans le monde si convoité des wedding planners.

Venu des pays anglo-saxons, le métier a séduit de nombreuses jeunes femmes il y a 6 ans, mais la grande majorité d’entre elles ont dû se résoudre à stopper leur activité. «  Si nous parvenons à durer, c’est que nous disposions à la base d’un très bon réseau de partenaires et de clients que nous avons entretenu, et surtout, que notre équipe est très complémentaire. Quand on est seule, il faut avoir une double-casquette  », poursuit Liza. Si cette dernière est la spécialiste du rétro-planning, sa sœur Virna investit davantage le côté artistique, tandis que leur cousine Ornella, qui a rejoint le projet, leur apporte un œil expert sur les démarches juridiques. Basées à Lyon, les jeunes femmes ont également innové en créant le premier concept store dédié au mariage en Europe. Pour éviter aux futurs mariés de courir par monts et par vaux, des robes sont exposées (Jenny Packham, Stéphanie Wolff…), ainsi que des tenues pour les enfants d’honneur, des sacs Delphine Delafon créés spécialement pour la boutique ou encore des accessoires de déco. La boutique showroom est ouverte à tous, et les jeunes femmes souhaitent capter une clientèle large. Le 28 avril prochain aura par exemple lieu un atelier spécial couronnes de fleurs avec un fleuriste, et auquel tout le monde pourra s’inscrire.

Une clientèle haut-de-gamme

Engager un wedding planner n’est pas à la portée de toutes les bourses. Pour une organisation de A à Z, Liza et son équipe avancent une fourchette de 6000€. Cependant, il est également possible de faire appel à elles pour une mission particulière, comme la recherche d’un lieu ou la décoration. Il faudra alors prévoir une enveloppe d’environ 1500€. Les mariages que gère la société tournent plutôt autour d’un budget de 40 000 à 50 000€. Leur clientèle cible est donc clairement haut-de-gamme, souvent en manque de temps, un peu plus âgée et en quête de lieux d’exception. Les étrangers représentent sans surprise un vivier important pour les jeunes femmes, spécialistes des mariages à Megève et Saint-Tropez. «  Ces destinations sont très prisées. L’avantage est que la qualité est au rendez-vous, mais les prix deviennent exorbitants, c’est souvent pour cela que les gens font appel à nous car nous avons des deals, notamment avec des villas privées. Les propriétaires ne veulent travailler qu’avec des wedding planners car l’organisation est très complexe pour arriver à transformer ces lieux de vie en salle de mariage. Nous avons également de plus en plus de collaborations avec des Mas dans le Lubéron  », explique Liza.

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L’ère du mariage participatif

On est donc loin de la moyenne nationale du budget pour un mariage qui s’approche de 15 000€ d’après une étude de Xerfi. Avec la crise financière,  60% des 25-34 ans renoncent carrément à se marier. D’après les statistiques de l’INSEE, en France, 241 000 unions ont été célébrées en 2014, contre 283 036 en 2005. Pour autant, ne vous y trompez pas, le mariage continue à faire rêver  ! «  Les études démontrent que le mariage est devenu une valeur refuge en temps de crise  », note Emmanuelle Sanchez, fondatrice de WedZem. A côté de cela, 90% des futurs mariés vivent déjà ensemble avant de se dire oui.

C’est en croisant toutes ces données que la jeune entrepreneure a eu l’idée de créer WedZem. Le concept  ? Créer une cagnotte pour aider les futurs mariés à s’offrir la cérémonie de leurs rêves. Autrement dit, exit la traditionnelle liste de mariage, un poil désuète, bonjour le mariage participatif.  «  En moyenne, les invités dépensent 67€ en cadeau de mariage, et un invité coûte 100€. Cette cagnotte permet donc de financer le mariage au 2/3  », soutient Emmanuelle Sanchez. Si l’idée peut «  choquer  » certains esprits au premier abord, elle séduit un grand nombre de futurs mariés puisqu’environ 160 listes ont déjà été créées avec un fort taux de conversion.  Un très beau démarrage pour un site lancé en septembre 2014, et qui ne communique que depuis peu de temps. «  Finalement, on se rend compte que les gens préfèrent mettre un peu plus d’argent car offrir la coiffure de mariée à son amie a une valeur émotionnelle forte, plutôt que de glisser un chèque dans une urne ou de participer à une liste de mariage, en sachant que la plupart des listes sont fictives  », poursuit la fondatrice de Wedzem.

L’avantage de cette cagnotte est que les mariés peuvent retirer leur argent avant le mariage, puisqu’une date limite de participation est fixée, avec l’envoi de reminders aux invités. Les commissions de WedZem s’élèvent à 4% du montant global. Si les mariés sont totalement libres du choix de leurs prestataires, des recommandations par régions vont peu à peu être mises en place. A la différence de sites comme Leetchi ou le Pot Commun, Wedzem propose un univers entièrement dédié au mariage, avec par exemple la possibilité pour les tourtereaux de raconter leur histoire en images.

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La mariée 2015  : libre, généreuse et indépendante

Si les contraintes économiques ont façonné le nouveau visage du mariage, les futurs époux semblent finalement en tirer des bénéfices. Rares sont ceux dont les parents financent intégralement leur mariage  : la plupart des mariés souhaitent aujourd’hui garder leur indépendance, et ils le revendiquent haut et fort  ! Ils souhaitent choisir leurs invités, décider de la décoration, du déroulé de la cérémonie. «  L’heure est au Do It Yourself, c’est pour cela que la profession de wedding planner souffre actuellement  », avance Emmanuelle Sanchez.

Pour Liza et Virna, la tendance est effectivement à l’ultra-personnalisation, ce qui n’entre pas en contradiction avec leur activité selon elles. «  Il y a six ans, on organisait des mariages très classiques, dans de grands châteaux, avec de grandes robes, et une déco qui se résumait à quelques bouquets de fleurs. Aujourd’hui, les mariés vont même jusqu’à mettre leurs initiales sur les petits drapeaux qui ornent les cupcakes  », illustrent-t-elles. Autre point majeur, le mariage est aujourd’hui placé sous le signe de la convivialité, avec la multiplication des ateliers type shooting box. «  La mariée va avoir tendance à mettre un peu moins dans sa robe, mais à privilégier l’expérience de ses invités. On nous demande de plus en plus de trouver des villas privées à louer pour trois jours où tout le monde pourrait être réuni, avec food trucks et autres activités», ajoute Liza. Les mariées sont si investies qu’on assiste même à de véritables wedding blues  !

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Et en 2016  ?

Quant aux tendances émergentes  ? Si la mariée bohème fait toujours recette, Liza et sa sœur Virna misent sur un retour en force du style années 20, Gatsby le magnifique. «  Nous allons puiser notre inspiration à Londres, d’où a émergé le métier de wedding planner. Là bas, ce style fait fureur. Pour le moment, les mariées sont encore en demande de robes fluides en dentelle, mais qui aurait imaginé il y a 6,7 ans que les robes «  corset  » seraient délaissées pour le style bohème  ?  », lance Virna. Avis à celles qui n’ont pas encore dégoté leur robe  !

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Copyright photos : KOortmeyer, Pinterest Daylove, WedZem, Paulina Jonquères d’Oriola

@Paojdo

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