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#BalanceTonPorc : 1 an après, quel impact en entreprise ?

18.10.2018

L’affaire Harvey Weistein et les #MeToo puis #BalanceTonPorc diffusés en masse sur les réseaux sociaux ont libéré la parole des très nombreuses victimes de harcèlement. Suite au mouvement en 2017, Qapa.fr, l’agence d’intérim 100% online, a interrogé plus de 4,5 millions de Français sur le harcèlement sexuel au travail. Un an après, qu’en est-il vraiment du harcèlement en entreprise ?

Des victimes d’harcèlement au travail de plus en plus nombreuses

Depuis un an le nombre de victimes d’harcèlement dans le cadre de leur travail n’a cessé d’augmenter. Alors qu’en 2017 les femmes étaient 52% à déclarer avoir été victimes d’harcèlement, elles sont aujourd’hui 57% à se retrouver dans cette même situation. Du côté des hommes, constat similaire, ils sont en 2018 30% à avoir déjà souffert de harcèlement sur leur lieu de travail, alors qu’ils n’étaient que 27% l’année dernière. Quant au profil de l’harceleur, femmes et hommes s’accordent sur le fait qu’il s’agit en général de leurs supérieurs (50% pour les femmes, 95% pour les hommes) plutôt que de leurs collègues. Un constat d’autant plus alarmant que les victimes se murent encore un peu plus dans le silence. En effet, malgré la couverture médiatique, les femmes ne sont plus que 5% à oser parler de leur souffrance à quelqu’un quand elles étaient 72% en 2017 ! L’une des explications pourrait résider dans le fait que cette possibilité de s’exprimer sur les réseaux sociaux s’est faite au détriment des échanges dans la vie réelle. Pour ce qui est des dépôts de plainte, les chiffres sont en baisse également, passant de 4% à 2% en une année.

#BalanceTonPorc : entre prise de conscience et malaise

Les mouvements #MeToo et #BalanceTonPorc, ne sont bien évidemment pas passés inaperçus : 90% des femmes et 81% des hommes ont déclaré en avoir entendu parler en 2018, bien plus que l’année précédente où ils n’étaient respectivement que 71% et 72% à avoir eu vent de ces actus. Mais si les femmes apprécient la méthode et la considèrent utile et bénéfique (à 84%), les hommes eux ressentent un malaise face à cette dénonciation sur les réseaux sociaux (81%). Des méthodes qui divisent mais qui semblent avoir aidé à une prise de conscience personnelle : quand en 2017 7% des femmes avaient été qualifiées d’harceleuses, elles sont aujourd’hui à 17% et les hommes sont passés de 19% à 33% en 2018.

Le travail, lieu premier d’insécurité

Après l’agression de Marie, jeune femme frappée au visage pour avoir répondu à son harceleur dans les rues de Paris, un nouveau texte de loi a été voté interdisant d’importuner, de suivre et de menacer une femme sous peine d’être passible d’amendes allant de 90 à 750 euros. Pourtant, si les témoignages comme celui de Marie affluent sur les réseaux sociaux, les Français semblent souffrir davantage du harcèlement dans le cadre de leur travail plutôt que dans les lieux publics, les transports ou dans la rue (46% pour les femmes et 65% pour les hommes).

 

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