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7 exercices pour ne pas crier sur ses enfants après le boulot

Après une journée de travail harassante, il est parfois difficile de garder son calme lorsque les enfants sont eux-aussi au paroxysme de leur énervement. Pour vous aider à dénouer les tensions au sein de votre tribu, tentez les petits exercices de psychologie positive de Nathalie de Boisgrollier, auteure de l’ouvrage Elever ses enfants sans élever la voix (Albin Michel).

Exercice n°1 : une séance de relaxation avec vos kids

Entre 4 et 8 ans et pour vous : Plus que de vous adonner à la sophrologie en solitaire, de plus en plus de spécialistes vous conseillent de pratiquer la relaxation avec votre enfant. Pour débuter, Nathalie de Boisgrollier vous conseille de coucher votre enfant sur le dos, son doudou posé sur le ventre. Invitez-le à inspirer et expirer profondément en regardant son doudou monter et descendre. Encouragez-le à pousser sa respiration abdominale. En calmant sa respiration, vous l’aiderez à diminuer les tensions. « Si vous lui montrez cet exercice suffisamment tôt, ou si vous pratiquez vous-même avec lui, l’enfant sera plus réceptif, et adoptera l’exercice plus facilement », explique la spécialiste. Vous pouvez aussi agrémenter la pratique de musique douce ou de techniques de visualisation positive.

L’objectif : calmer toute la tribu avant d’aller dormir, y compris vous ! 

++Pour aller plus loin, procurez-vous l’ouvrage illustré Ma relaxation du matin, et Ma relaxation du soir, de Catherine Millepied-Flori, spécialement conçu pour les petits (éditions Leducs).

Exercice n°2 : la lettre de la colère

Pour les grands enfants, ados, et pour vous : Si votre enfant est en pleine crise de colère, ou que votre ado est extrêmement remonté, invitez-le à écrire une lettre qu’il détruira par la suite. « Vos enfants pourront y mettre tout ce qu’ils souhaitent : injurier, transgresser des règles, aller jusqu’au bout de leurs sentiments négatifs ». Une fois cette lettre achevée et prête à être envoyée, invitez votre enfant à procéder à sa destruction totale. Bien sûr, vous pouvez en faire de même en rédigeant cette lettre pour votre patron, que vous prendrez soin de brûler !

L’objectif : évacuer la colère pour s’en libérer et cesser ainsi de ruminer.

Exercice n°3 : le bâton de parole

Pour tous les âges, en adaptant : L’exercice du bâton de parole est sans conteste le plus important pour Nathalie de Boisgrollier. Choisissez un objet pour symboliser le bâton de parole, et conservez-le à chaque fois. Celui qui a sollicité la tenue d’une séance de bâton de parole prend la parole en premier. Chaque participant ne peut parler que s’il a le bâton entre les mains, et ne doit s’exprimer que sur les faits, sans jugement ni critique, et toujours parler en son nom. Chacun doit donc employer le « je », c’est la base de la communication non violente. Quand chacun s’est exprimé, on entre dans la seconde phase : chacun propose une solution. Enfin, le groupe retient une solution qui s’impose à tous.

L’objectif : « apprendre à écouter et parler de ses besoins et émotions, apprendre à écouter l’autre, rendre chacun responsable, apprendre à négocier et à mettre en place une solution gagnant-gagnant… »

Exercice n°4 : la semaine positive

Pour vous : « Pour combattre notre penchant à souligner ce qui ne va pas, il n’est jamais inutile de s’exercer à se focaliser sur ce qui va bien ».  L’auteure vous propose donc de vous lancer un défi pendant une semaine. Tous les jours, soulignez auprès de votre conjoint et de vos enfants tout ce qui vous a fait plaisir pendant la journée. Surtout, pas de « mais » dans vos phrases ! Si vous n’y arrivez pas du premier coup et lâchez au bout de 2 ou 3 jours, recommencez. Essayez pendant une semaine de congés où vous serez logiquement plus détendue. Cela pourra devenir votre petit rituel de vacances.

L’objectif : encourager les bons comportements, non pas en promettant une récompense ou en menaçant… la base de l’éducation positive !

Exercice n°5 : se rendre disponible

Pour vous : Si vous rentrez du boulot et fermez vos écoutilles, il y a de grandes chances pour que vos enfants soient de plus en plus énervés. Voici donc quelques règles de base pour créer une atmosphère propice à l’écoute : éteignez la TV ou radio, ne répondez pas à toutes vos sollicitations sur le smartphone, renoncez à certaines tâches pour privilégier un temps d’échange, faites un tour dans le quartier ou allongez-vous dans le jardin avec pour seul but de discuter, ayez recours au bâton de parole (cf astuce n°3). Sentez aussi lorsque les échanges doivent se dérouler en tête à tête (surtout lorsqu’il s’agit d’évoquer un sujet sensible, comme les mauvaises notes ou la sexualité par exemple).

L’objectif : pratiquer l’écoute active. « Un enfant qui ne se sent pas écouté peut facilement somatiser, c’est-à-dire que son malaise va s’exprimer à travers son corps ».

Exercice n°6 : pratiquer la punition éducative

Pour les enfants de moins de 6 ans : Il est toujours difficile de savoir si l’on fait les bons choix lorsque l’on punit ses enfants. « Analysez toute punition que vous souhaiteriez appliquer selon ces deux critères : efficacité et symbolique », conseille-t-elle. Ainsi, si vous ne deviez choisir qu’une punition, ce serait celle-ci. En cas de bêtise, demandez à votre enfant d’être immobile (debout, ou mieux, assis sur une chaise) pendant autant de minutes que son âge. C’est à la fois une vraie punition –car l’enfant a naturellement un immense besoin de bouger- et un vrai soulagement – parce qu’il aura les clés du calme. Pour les plus petits, accompagnez cette demande d’une phrase simple : « Tu es puni ». Au moment où vous levez la punition, invitez l’enfant, en une ou deux phrases, à réfléchir à ce qu’il vient de faire ou à se rappeler la limite qu’il a dépassée.

L’objectif : il est essentiel que votre enfant comprenne que toute punition doit être liée à un acte précis qu’il a commis, et non à sa personne.

 Exercice n°7 : poser les bonnes limites

Pour toute la famille : Cela n’a aucun sens de punir un enfant si vous n’avez pas au préalable posé les limites à ne pas dépasser. « Lorsque vous énoncez les limites, mettez-vous à la hauteur de votre enfant, et regardez-le dans les yeux », conseille l’auteure.  Si votre enfant a fait une bêtise, n’interprétez pas son comportement, mais demandez-lui ce qu’il a voulu faire. Exprimez votre désaccord et rappelez la règle avec des mots simples et adaptés. Ne vous justifiez pas. Ecoutez et modifiez la règle si nécessaire. Faites répéter la consigne à votre enfant avec ses propres mots, et demandez-lui quelles seront les conséquences s’il ne respecte pas la règle.  Et enfin, valorisez les bons comportements. Evitez absolument d’humilier l’enfant, ou de lui faire un sermon.

L’objectif : les limites sont structurantes et rassurent l’enfant. Attention cependant à ne pas imposer un cadre trop strict, sous peine d’accroître encore plus l’attirance de votre progéniture pour les choses interdites, avec à la clef, une adolescence conflictuelle !

Le conseil en + : Pour éviter de crier sur vos enfants le soir, rien de tel que d’avoir évacué votre stress au préalable, comme lors d’une séance de sport entre midi et deux. N’hésitez pas non plus à vous faire aider par une jeune fille au pair ou une assistante maternelle. Une aide de la CAF existe pour la garde des moins de 6 ans.

@Paojdo

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