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5 conseils pour se lancer dans la franchise

05.02.2019

Vous cherchez à entreprendre ? La franchise représente une belle opportunité pour monter son entreprise en limitant les risques. Voici quelques conseils d’experts pour faire les bons choix avant de passer à l’action !

Avoir le bon état d’esprit

La franchise, c’est une stratégie d’entreprise. Outre le fait d’avoir envie d’entreprendre, il faut se demander si celle-ci vous convient en tenant compte de ses avantages, ses inconvénients, les engagements qu’elle suppose…  Pour se lancer en franchise, mieux vaut avoir l’esprit de groupe. Ici, il faut être prête à être l’ambassadrice de la marque, à suivre les protocoles définis par le franchiseur, et appliquer la recette qui marche. « C’est un réducteur de risque. On estime généralement que 8 commerces sur 10 ne durent pas au-delà de 5 ans quand on est seul. Quand on intègre un réseau organisé, il n’y en a que 2 sur 10 qui ne marchent pas. On duplique une réussite. C’est ça qu’on achète. On gagne du temps, de l’expérience. On bénéficie de la notoriété d’une enseigne et d’un accompagnement. On est certes seul mais dans un groupe », résume Michel Kahn, président de l’Iref (Fédération des réseaux européens de partenariat et de franchise) et auteur de « Franchise et partenariat » (Dunod). Le franchisé garde tout de même une certaine liberté : dans la relation client, le management… « Il épouse l’identité de la marque mais c’est son dynamisme et la relation qu’il va créer avec sa clientèle qui lui permettront de vendre et fidéliser. Il joue un vrai rôle de commerçant », confirme Chantal Zimmer, déléguée générale de la Fédération Française de la Franchise (FFF) et auteure de « Devenir franchisé ou lancer une franchise » (éditions Vuibert).

  • Choisir un système d’organisation adéquat

Quand on choisit une franchise, on ne sélectionne pas seulement un secteur d’activité du type restauration, vente de vêtements, … « La franchise est un terme générique qui représente 2000 réseaux, soit 121 000 entreprises de toutes formes.  Il faut regarder le système d’organisation ou de management en fonction de ce qui nous convient », explique Michel Kahn. Vous pouvez ainsi opter pour un commerce organisé indépendant du type franchise, concession, ou commission affiliation… Dans ce cas, c’est un management vertical et hiérarchique marqué entre le franchiseur et le franchisé. Vous pouvez aussi choisir d’autres formes comme le partenariat,  la coopérative ou un commerce associé. Celui-ci s’appuie sur une forme d’accord avec prise de participation. Ces formes de partenariat procédant d’un management de type horizontal et participatif, permettent davantage de s’exprimer, d’être plus proche du consommateur, de s’impliquer et de participer plus activement à la vie du réseau.

  • Oser malgré son inexpérience

Vous avez très envie de vous lancer dans un secteur d’activité mais n’avez aucune expérience dedans ? Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas un problème. Et ça peut même être un avantage ! En intégrant une franchise, vous serez, en effet, formée à ses méthodes. « C’est souvent plus facile de former un novice car il n’a pas besoin de désapprendre son métier, de se défaire de ses habitudes pour appliquer de nouveaux process. L’inexpérience n’est pas du tout un frein », précise Michel Kahn. Ainsi, il est beaucoup plus difficile pour un cuisinier professionnel  de se lancer dans une franchise de fast-food, par exemple, que pour une personne inexpérimentée. Ainsi, la franchise constitue une option non négligeable pour les personnes en reconversion professionnelle ou souhaitant reprendre une activité après une période de chômage ou autre. « Une femme de 40-45 ans, qui a mis sa carrière entre parenthèses pour éduquer ses enfants, peut très bien intégrer une franchise. La formation lui est assurée. Elle apprend à gérer ses stocks… Et le franchiseur assume des fonctions qui la déchargent comme la gestion de la centrale d’achat, la réalisation des tableaux de bord, la communication… Ca lui laisse plus de temps pour concilier vie pro et vie perso », ajoute Chantal Zimmer. Une stratégie d’entreprise qui séduit les femmes puisqu’elles représentent 38% des franchisés, selon l’Enquête annuelle de la franchise par Banque populaire/FFF/CSA.

  • Trouver un réseau fait pour soi

Avant de vous lancer dans un secteur d’activité, interrogez-vous aussi sur les coulisses du métier. Si vous désirez être caviste car vous appréciez de parler du vin, du travail des vignerons, rappelez-vous qu’il y a également une part de manutention (avec des caisses lourdes). Dans un même secteur d’activité, vous trouverez plusieurs réseaux. Pour bien choisir le vôtre, interrogez les franchisés en place. Demandez-leur s’ils sont satisfaits, s’ils referaient la même chose.
Le choix du réseau doit également tenir compte des zones géographiques disponibles et de votre budget. « Le montant d’investissement dépend de l’activité. Il faut espérer que le secteur envisagé corresponde à ses capacités de financement. Les franchises sont très bien financées par les banques mais il faut prévoir un apport », confie Chantal Zimmer.
Enfin, le relationnel prime : vous devez bien vous entendre avec le franchiseur et bien sûr apprécier sa marque !

  • S’assurer de la fiabilité du réseau

Les trois piliers pour une franchise c’est : l’enseigne, le savoir-faire et l’assistance au franchisé.  Assurez-vous de la bonne santé économique et juridique de la marque. Les réseaux de franchise adhérents à la FFF ont, par exemple, du passer devant une commission d’admission ce qui garantit leur sérieux. Vous pouvez aussi consulter les palmarès du concours des Meilleurs Franchisés & Partenaires de France, organisés par l’IREF avec l’aide de CCI France et d’un grand jury. C’est un bon indicateur des enseignes qui ont su développer une pédagogie et un accompagnement pertinents pour aider leurs franchisés à réussir. L’IREF, à la demande de Bureau Veritas, a également créé un référentiel qui a donné lieu à une certification des têtes de réseau. « Cette certification prouve, entre autres, que le modèle juridique proposé est conforme à la légalité et équilibré entre les parties. Elle démontre que la tête de réseau a la capacité de développer durablement son réseau,  qu’elle possède des compétences expertes et l’état d’esprit pour faire réussir durablement ses affiliés », ajoute Michel Kahn.

6) S’informer et rencontrer

Vous pouvez vous renseigner sur la franchise via des revues, le site internet de la FFF… Cette dernière organise des séminaires de formation dans le cadre de l’Académie de la franchise. Ils permettent de savoir ce qu’est la franchise, quelle est la place du franchiseur et du franchisé… Vous pouvez également faire appel à l’Iref, ou des cabinets de conseils spécialisés. Vous pouvez également participer au Salon Franchise expo Paris qui se déroulera du 17 au 20 mars 2019 à Paris. L’événement rassemble plus de 580 exposants de 90 secteurs d’activités. Près de 100 conférences et ateliers pour créer son entreprise et devenir franchisé sont proposés.
De quoi mettre toutes les chances de son côté pour réussir votre projet !

 

Encadré : Sandrine Helbert, franchisée Les Menus Services (portage de repas à domicile) à Champigny-sur-Marne.

Après quinze ans passés chez Jacques Dessange et quinze autres dans la grande distribution (Monoprix, Auchan), Sandrine Helbert a décidé de quitter un rythme très prenant et fatigant. Après s’être bien renseignée, elle s’est tournée vers les services à la personne pour continuer dans la relation clients et aider les autres. Elle a rejoint Les Menus Services, qui propose du portage de repas à domicile, et lancé son agence en mars 2018 après avoir suivi deux semaines de formation. « J’ai gagné cinq ans d’expérience en intégrant la franchise Les Menus Services. Sans eux, je n’aurais pas eu ce logiciel de commande, j’aurais du trouver un fournisseur… Et j’ai pu obtenir un prêt d’honneur. Les chiffres que j’avançais pour mes prévisions étaient comparables à ceux réalisés par un concurrent du secteur au bout de dix ans ! », glisse Sandrine Helbert.
Avant de signer son contrat, elle a rencontré d’autres franchisés de l’enseigne et commandé des plats auprès de la concurrence pour les comparer. « Je voulais m’assurer que les plats étaient bons car si je pouvais influer sur le service proposé, je ne le pouvais pas sur le fournisseur », ajoute la franchisée.
Elle se dit contente d’avoir le soutien d’un franchiseur mais aussi d’un réseau de franchisés avec qui échanger pour ne pas être seule. En septembre 2018, elle a recruté une ancienne collaboratrice et envisage une deuxième embauche en juin, si possible à temps plein. « Je n’ai pas de problème de trésorerie, je suis dans les prévisions annoncées par le franchiseur. Bien sûr, je dois payer des royalties, mais je n’en serais pas là aujourd’hui sans la franchise ! », reconnait volontiers Sandrine Helbert.

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