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Femmes et argent ….EntrepreneurEs et financements, tout cela n’est pas si facile

20.11.2015

Aborder la question du rapport à l’argent des femmes et plus spécifiquement de la relation au financement du développement de l‘entreprise avec les «cheffes» d’entreprise n’est pas si facile. Prenons l’exemple d’une association ou d’une ouverture du capital de la société, il y a assez largement répandu une réticence forte qui fait parfois perdre une opportunité de développement. Je m’interroge donc sur un rapport «genré» qui conduirait à une certaine ambivalence dans la manière d’envisager le développement de leur entreprise.

Femmes et argent, Y a t-il un problème?

L’étude PWN-Paris – Think Tank Women & Money: «Femmes et argent, entre maîtrise et complexité»[1] l’a mis en valeur : les femmes globalement n’osent pas se renseigner directement sur les salaires de leurs équivalent homme, ont du mal à demander une augmentation, bref s’engagent peu dans les questions liées à l’argent en général car elles s’y sentent plutôt mal à l’aise (Et moi la première, si ça vous rassure ) : 74% ont du mal à parler d’argent en rapport avec leurs finances, en France. Si l’on creuse du côté de l’entrepreneuriat où l’argent c’est à la fois le moyen de réussir (se donner les moyens! ) et une consécration de cette réussite (faire du bénéfice c’est gagner), c’est pire ! 72% gèrent leur argent avec (trop de ?) prudence.

Une approche genrée « en creux » du financement

On le sait depuis longtemps, la mise de fond initiale des créatrices modeste, plus que celle des hommes, trop modeste si on considère qu’il y a un lien de cause à effet direct entre les fonds initiaux et la pérennité de l’entreprise (lorsque l’investissement initial est supérieur à 160 000€, les 3/4 des entreprises sont encore actives 5 ans après leur création) que j’explique certes par une évidence : voir trop petit, faire trop petit limite la possibilité de réussite mais, aussi par un facteur interne: avec trop peu d’argent au départ, on s’épuise à vouloir/ devoir faire tout toute seule pour économiser. Et çelà en entrepreneuriat, c’est juste mortifère : 43% des créatrices démarrent leur activité avec moins de 4 000 euros contre 35 % des hommes[2]. L’accès au financement est un pointde blocage : le Baromètre de la BPCE (2012) établit que les créatrices appréhendent des difficultés potentielles de financement et craignent de moins bien faire en gestion financière, les créatrices ayant passé le cap des 3 ans viennent à bout de ces blocages et les femmes recourent pratiquement autant que les hommes au crédit, tant pour financer leur développement (86% vs 81 %), que leurs besoins de trésorerie (47% vs 45%).

Cette tendance s’explique par une aversion au risque

Le Baromètre de la BPCE de 2012 établit que les principales craintes des femmes sont le risque de banqueroute (27,9%) et celui de perdre sa propriété (17,8 %) et ça n’est pas sans lien. Ainsi par aversion au risque, elles investissent moins dans le développement de leur entreprise, empruntent à minima et rechignent à chercher des investisseurs à cause d’un réflexe de contrôle. Elles se méfient des fonds (prédateurs), des BA (contrôleurs) etc. Et c’est le grand rendez-vous manqué. Les éventuels blocages relatifs à l’argent et au risque est un must dans les formations dédiées et EAF ESSEC l’intègre car il faut aider à une a prise de conscience précoce pour lutter contre le réflexe et accompagner les créatrices dans leur montée en gamme.

En clin d’œil à mon article antérieur, il me semble ayant achevé les interviews du livre les « Y entreprennent Autrement » que la GEN Y dénote voient grand, utilisant de manière fine les possibilités de financement et considérant un rachat de leur start up comme le signe du succès

[1] Co- Auteurs autour duThink Tank Women & Money: C. Hirsch, U.Lehmann, G.Feger-Gunge, C.Albert,D. Allen. EuropeanPWN est une fédération de réseaux de femmes, basés dans 17 pays européens rassemblant plus de 1200 femmes dans la branche parisienne. http://www.europeanpwn.net/paris

[2] L’égalité entre les hommes et les femmes – Chiffres clé du Ministère du travail 2008

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