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Optimiam: la plateforme anti-gaspi !

16.11.2016

Lutter contre le gaspillage alimentaire grâce au digital: c’est le credo de Raodath Aminou. En 2014, cette ingénieure de formation lance Optimiam. Une application mettant en relation particuliers et commerces de proximité souhaitant vendre leurs surplus à prix cassés.

Pourriez-vous résumer le concept d’Optimiam?

Le principe d’Optimiam repose sur un service visant à aider les commerces de proximité à vendre leurs surplus alimentaires. Nous avons créé une application géolocalisée connectant, en temps réel, les commerces aux clients. Cela permet d’organiser des ventes promotionnelles de dernière minute. Un système gagnant-gagnant en somme!

Concrètement, magasins et particuliers sont inscrits sur la plateforme. Quelques heures avant sa fermeture, le magasin met son offre promotionnelle en ligne, en moyenne à moins 50%. Automatiquement, l’offre est transmise aux clients se trouvant aux alentours. Ces-derniers paient en ligne leur réservation en ligne et viennent la récupérer plus tard.

portrait-raodathCombien comptez-vous d’utilisateurs?

Nous nous sommes lancés le 16 octobre 2014. Nous comptabilisons 400 commerces partenaires répartis en trois catégories: les indépendants  (boulangers, pâtissiers, restaurateurs, traiteurs), les chaînes de restauration rapide (Brioche Dorée, Subway), et les supermarchés (Casino, Monoprix, Carrefour).

Quant aux particuliers utilisateurs, nous en recensons 90.000 inscrits sur notre plateforme. Nous sommes présents essentiellement en Ile-de-France pour le moment, avec quelques points de vente à Nice, Lyon, Bordeaux, Rennes et bientôt Lille.

Où avez-vous puisé l’idée de ce concept?

Un soir, je suis tombée nez à nez avec un vendeur de sushis qui accostait aléatoirement les passants d’une rue, à deux heures de la fermeture de son restaurant, pour vendre ses produits au rabais ou les offrir. Sur le coup, je me suis dit: “top, j’ai une promotion.” Mais j’ai pu en bénéficier juste parce que j’étais dans la bonne rue au bon moment. J’ai donc décidé de pousser l’idée un peu plus loin…

Comment avez-vous convaincu des investisseurs de vous suivre?

J’ai l’avantage de disposer d’un concept facile à comprendre et qui fait sens. Mes associés et moi, la première année, avons monté l’application mobile sans argent ou presque. Puis, nous avions une vision solide et étions soudés. Pour séduire des investisseurs, cela est crucial! Ils misent avant tout sur une équipe, une capacité d’exécution… En particulier pour un premier tour de table. Je dirais même que le type de projet est quasiment secondaire.

Vous étiez salariée avant de vous lancer dans l’entrepreneuriat. Pourquoi ce choix?

A la fin de ma formation d’ingénieure à l’Isep, je me suis lancée dans la finance où j’étais cheffe de projet web. Je faisais le pont entre les développeurs et le business de l’entreprise. J’ai également travaillé avec des gérants en analyse de marché. Au bout d’un moment, j’ai réalisé que j’étais certainement capable de réaliser plus de choses que je n’en faisais dans le cadre de mes fonctions. J’ai donc démissionné, sans idée précise en tête. J’ai alors suivi un master Innovation et économie numérique à Polytechnique. J’avais vraiment envie de sortir de ma zone de confort.En même temps, le risque que je prenais était somme toute assez mesuré; en cas d’échec, mes diplômés m’auraient permis de rebondir.

Combien êtes-vous dans votre équipe?

Nous sommes 15, CDI et stagiaires compris. J’ai également deux associés. Le premier est responsable commercial, le second responsable technique.

Vous associer a dû constituer une décision délicate…

Je suis passée par différents réseaux de networking. J’ai rencontré mon associé responsable commercial, Alexandre Bellage, lors d’un start-up week-end organisé par l’école Polytechnique. Le principe est de faire venir différents porteurs de projets qui en pitchent les grandes lignes devant des profils motivés pour s’associer. J’ai fait partie des lauréats de la journée. A ce moment-là, Alexandre est venu me voir pour me dire qu’il souhaitait me rejoindre. J’ai rencontré mon deuxième associé, en charge de la technique, un peu de la même façon, lors d’un Meet-up technique. Voilà comment l’histoire a commencé!

Quels sont vos prochains objectifs?

Nous souhaiterions nous étendre dans toutes la France, et renforcer nos partenariats avec les indépendants. Nous allons par ailleurs prochainement développer un service de livraison. Plus globalement, nous essayons de trouver un maximum de fonctionnalités permettant l’adoption du service, tant côté client que commerçant.

Un conseil pour nos lectrices entrepreneures?

Le mieux est de parler de son concept à un maximum de personnes afin d’évaluer s’il y a un marché derrière l’idée.

@clairebauchart

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