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Fleur Pellerin: sa nouvelle vie sous le signe de la Tech !

18.02.2017

Fondatrice de Korelya Capital qui vient de lever 100 millions d’euros, membre du board de Kiss Kiss Bank Bank et de France digitale, tout semble sourire à Fleur Pellerin qui entame sa nouvelle vie de Venture capitalist. Initiatrice de la “French Tech” en tant que ministre, elle compte désormais aider les start-ups françaises à se développer à l’international. Rencontre avec la “marraine” de la première édition du Business O Féminin Award !  

Vous avez lancé il y a quelques mois votre fonds d’investissement Korelya capital, quelles sont vos ambitions?

Avec Korelya capital, qui a levé 100 millions d’euros auprès du géant coréen de l’Internet Naver et de sa fililale japonaise Line, je souhaite participer au développement de start-ups françaises et européennes à fort potentiel dans des domaines comme l’intelligence artificielle, le Big Data, le Machine Learning, le Deep learning, l’Internet des objets… Nous ne sommes pas seulement un investisseur financier mais également un partenaire stratégique qui pourra mettre à la disposition des entreprises de notre portefeuille l’expérience et les technologies développées par Naver et Line ainsi qu’un accès privilégié au marché asiatique. C’est précisément cette approche qui a séduit les fondateurs de Devialet, pépite française du son, au capital de laquelle Korelya Capital est entré dans le but de créer un partenariat commercial et industriel. A terme, je souhaite que nous permettions à de nouvelles licornes (entreprises valorisées 1 milliard de dollars) d’émerger en France et en Europe.

Vous avez été l’initiatrice de la French Tech, quel regard portez-vous sur celle-ci près de trois ans après ?

Quand j’ai créé la bannière FrenchTech, il s’agissait à la fois de regrouper les acteurs de l’innovation française pour créer un sentiment d’appartenance, répondre à une demande légitime de reconnaissance du secteur et positionner l’hexagone sur la carte de la Tech Mondiale. 3 ans après, je constate que tout le monde s’est emparé de cette marque, ce qui est une très bonne chose. Certains de nos champions tricolores comme Vente Privée, Criteo, Blablacar, OVH sont devenus des licornes. D’autres pourraient les rejoindre rapidement. Enfin, certains investisseurs ont décidé d’investir en France car ils ont entendu parler de la FrenchTech.

Le capital risque se porte mieux en France, les levées de fonds sont plus nombreuses mais que faut-il faire pour dynamiser encore plus l’écosystème et permettre des financements de start-ups plus importants ?

En effet, les entreprises de la FrenchTech attirent aujourd’hui presque autant de capitaux que leurs homologues britanniques et placent la France sur la deuxième marche du podium européen. Au 3e trimestre 2016, elles ont attiré 857 millions de dollars d’investissements. Dans le même temps, leurs homologues britanniques et allemandes ont respectivement reçu 919 et 462 millions de dollars.
La scène tech française reste encore dans un relatif entre-soi, qui se traduit notamment par une faible internationalisation de ses canaux de financement. Les entreprises innovantes sont financées à plus de 70% par des investisseurs nationaux et emploient à peine 20% de salariés étrangers. Londres se situe à 50% sur ces deux indicateurs. Répondre à cette question permettrait sans doute de lever plus de fonds.

Vous êtes aujourd’hui engagée pour le développement des start-ups françaises et plus largement de l’écosystème avec France Digitale puisque vous venez de rentrer dans le board, comment voyez vous votre rôle?

Je souhaite mettre mon expérience, mes compétences, ma connaissance du monde politique et administratif au service de France Digitale et des différents acteurs de la scène tech française. C’est d’ailleurs dans cet état d’esprit que j’ai rejoint le conseil d’administration de Kiss Kiss Bank Bank, pépite française du crowdfunding après que Vincent Ricordeau son co-fondateur me l’a amicalement demandé.

Vous avez accepté d’être marraine du Business O Féminin award qui récompensera une start-up fondée ou cofondée par une femme avec une vraie vision internationale, en quoi soutenir ce prix est important pour vous?

Je soutiens toutes les initiatives, partout dans le monde qui permettent d’encourager les femmes à entreprendre. Pour moi, la dimension internationale est fondamentale car il est important pour les femmes qui entreprennent d’avoir des « role models » et des parcours de réussite au féminin, notamment à l’étranger, qui les inspirent. La lutte pour la place des femmes dans le monde économique est un combat de chaque instant.

Vous avez une très belle carrière, quels conseils professionnels donneriez-vous aux femmes ?

Ne soyez pas votre propre ennemie en rabaissant vos ambitions.

Votre motto

Agir, être fidèle à ses convictions, sans se prendre au sérieux.

 

@veroniqueforge

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