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Team building : quoi de neuf ?

Le team building, littéralement ”construction d’équipe”, est une méthode très appréciée par les entreprises. Mais encore faut-il savoir de quoi il retourne ! On fait le point, avant d’explorer les nouvelles tendances pour 2014.

Lorsque l’on parle de team building, on imagine souvent des salariés lancés dans une course effrénée ou sautant à l’élastique. En réalité, on perd ainsi de vue l’essence même du team building : il ne s’agit pas de challenger les équipes, comme lors d’un séminaire, mais véritablement de permettre aux collaborateurs de se connaître sous un nouvel angle. “L’idée n’est pas de se faire bien voir ou de marquer les esprits. Le team building n’a pas pour but de révéler des talents, mais bien, avant tout, de découvrir les personnes dans un autre environnement”, martèle Emmanuel Gaydon, consultant-formateur pour CSP Formation, et responsable de l’Ile-de-France.

“L’aspect ludique permet de créer des émotions”

Vous l’aurez compris, un bon team building ne se définit pas par la quête du sensationnel. Cela n’empêche pas les organisateurs d’avoir recours à des activités récréatives et originales, car “l’aspect ludique permet de créer des émotions, et par delà, un moment de vie ensemble”, précise l’expert. Mais pour parvenir à cibler la bonne activité et atteindre l’objectif précis fixé par l’entreprise, il convient de préparer bien en amont la session de team building. “Cette préparation représente 70% du travail”, explique Emmanuel Gaydon, qui insiste sur le fait qu’il est extrêmement important que celle-ci soit exécutée en étroite collaboration avec la direction de l’entreprise. La constitution des équipes est notamment un moment majeur, et c’est pour cela qu’il faudra une forte implication du commanditaire.

“Ne pas travailler qu’un objectif, mais avant tout une finalité”

Pour commencer, il faudra déterminer les 2 ou 3 clefs d’entrée qui seront les plus adaptées à l’objectif de l’entreprise, son environnement… Emmanuel Gaydon nous explique que chez CSP, elles sont au nombre de cinq : formation, opérationnel, relationnel, vision et changement. Les moments les plus propices pour organiser le team building seront donc, en général, liés à ces diverses clefs. Il s’agit le plus souvent d’une phase de changement : une nouvelle organisation pour l’opérationnel, l’intégration d’une nouvelle tête dans l’équipe pour la formation et le changement, une situation de crise pour le relationnel, la nécessité de construire une nouvelle vision. Mais attention, “il ne faut pas travailler qu’un objectif, mais avant tout la finalité de ce team building”, poursuit Emmanuel Gaydon.

“Le team building n’est pas une session de formation”

Le team building est parfois associé à des objectifs de gestion du stress, de leadership… Pourtant, pour Emmanuel Gaydon, raisonner ainsi, c’est tout bonnement “être à côté de la plaque”. “Bien sûr, des personnes stressées dans l’entreprise, cela peut être un signal pour la direction. Mais attention, le team building, ce n’est pas de la formation. On est dans la bienveillance, le libre échange. On est là pour se dire des choses et l’information n’est pas descendante, au contraire”, insiste le consultant-formateur. Le team building s’accompagne rarement d’un support et il faut que ce soit l’équipe qui fasse elle-même émerger des idées. “Nous ne sommes surtout pas là pour faire le boulot des dirigeants quand il n’y a pas de leadership”, précise Emmanuel Gaydon.

“L’aspect plaisir est important”

L’idéal est d’alterner une session ludique et un moment de réflexion”, explique l’expert. Ces moments de réflexion peuvent se matérialiser par des ateliers : quelle vision les salariés ont-ils de l’entreprise ? Comment la voient-ils dans 5 ans ? Quant aux activités ludiques, elles peuvent être très variées, à condition d’être en lien avec la finalité du team building : peinture de fresques, session avec des chevaux dans un manège, visite d’un musée, cuisine des chefs. “L’humain apprend et se développe dans le jeu. L’aspect plaisir est donc important. On veille par exemple à se retrouver dans un beau lieu”, illustre le consultant pour CSP Fomation.

“L’humain marche en termes de déclic”

Le team building dure une journée, ou deux, ce qui permet d’organiser aussi une soirée thématique souvent bénéfique. Un temps court mais qui peut suffire à créer un “déclic” chez les participants, qui les mettra dans une certaine dynamique. “Ce qui est important, c’est de créer une rupture. Si l’équipe repart motivée, soudée et impliquée, alors on a tout gagné”, conclut l’expert.

Les activités tendance aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, le team building occupe une place importante dans la vie des entreprises. Pour autant, les divers spécialistes sont unanimes : les budgets se réduisent comme peau de chagrin. Ainsi, de plus en plus, les sessions se déroulent non loin de l’entreprise. On observe aussi une multiplication des activités à visée humanitaire. Dans un tout autre registre, les activités inspirées de la télévision, et notamment des jeux tels qu’Amazing Race ou Koh Lanta se propagent, même si, comme on l’a vu, le team building n’a pas pour fonction de mettre les individus en compétition. Les jeux urbains, culinaires, ou encore orientés autour de l’art et notamment de la musique, continuent aussi à connaître un vif succès. Les entreprises organisatrices de team building s’appuient également de plus en plus sur les outils interactifs pour animer les jeux.

Zoom sur un nouveau petit frenchy

En France, Once Upon a Game, une jeune entreprise lancée par trois audacieuses, propose des jeux de piste remis au goût du jour, qui conjuguent toutes ces nouvelles tendances. “C’est une réminiscence de mon enfance car j’étais scout, et c’était mon jeu préféré”, raconte Julie Coste, l’une des fondatrices. Un concept régressif et nostalgique qui revient en force dans la société, et notamment à la télé, avec des émissions comme Pékin Express. OUAG propose des parcours sur-mesure pour les entreprises, en France ou à l’étranger.

Les jeunes femmes ont intégré les nouvelles technologies puisque l’aventure commence par du teasing en ligne pour “créer l’adhésion avant l’événement qui se veut avant tout fédérateur”. Tout au long du parcours, les équipes échangent via les réseaux sociaux, mais aussi grâce à une interface spécialement conçue pour les jeux. “C’est notre particularité. Les membres d’une équipe échangent entre eux mais aussi avec les autres équipes. Ils peuvent par exemple s’amuser à leur donner de faux indices”, explique Julie Coste.

Envoyés au fin fond d’une forêt ou aux quatre coins de la ville pour une pêche aux canards ou une session photo version Doisneau, les participants peuvent utiliser tous les moyens de locomotion qu’ils désirent pour réaliser leurs missions. Culture pop, actu, histoire… : les participants (re)découvrent  leur ville avec un œil nouveau. Ils repartent tous avec un souvenir. Il peut s’agir par exemple d’une superbe photographie de l’équipe prise dans un studio professionnel.

Les challenges peuvent être artistiques, sportifs ou relatifs à la culture générale. Certaines entreprises souhaitent par exemple aborder la question du développement durable au sein de leur société. Mais, comme l’explique Emmanuel Gaydon, l’idée n’est encore une fois pas de transmettre des valeurs, mais bien “de les faire vivre”.

@Paojdo

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