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Questions pièges en entretien: les clés pour bien répondre!

16.11.2016

Elles sont classiques, connues de tous les Drh et chasseurs de tête, et pourtant, les candidats se creusent irrémédiablement la cervelle avant chaque entretien pour savoir quoi répondre lorsqu’on leur demande de citer leurs points faibles ou de mentionner leurs objectifs d’évolution. Petit tour d’horizon des questions les plus attendues avec la coach certifiée et ancienne élève d’HEC Andrée Kintzinger.

Parlez-moi de vous…

S’il n’y a évidemment pas de réponse type à cette question, il convient de la contextualiser en fonction de l’entreprise et de la fonction à laquelle on postule. “Chaque candidat à un recrutement doit avoir préparé un pitch pour se présenter, une présentation rapide et synthétique de son antériorité professionnelle et de son projet,” commente Andrée Kintzinger, docteur es lettres, accompagnant depuis dix ans des managers. “Ensuite, il faut restituer ce pitch, non pas de manière mécanique. J’insiste sur l’importance de ne pas réciter.” Charge ensuite à chacun d’avoir en stock plusieurs variantes de pitchs à adapter en fonction de la nature de l’entretien de recrutement. “Quoiqu’il en soit, il convient de tenir des propos positifs,” insiste notre coach qui a piloté pendant une dizaine d’années les programmes de transformation et d’innovation chez Orange.

Quels sont vos points faibles et vos qualités?

Prenez un comptable et un directeur artistique: ce qui est une qualité pour l’un peut s’avérer un défaut pour l’autre,” commente Andrée Kintzinger. “Le mieux est de trouver des défauts qui, pour certains postes, peuvent s’avérer des qualités.” Exemple: ne pas être perfectionniste est un bon point pour les fonctions créatives.
Une autre solution consiste à mettre en avant ce que les autres disent de soi. “La relation aux autres, le savoir être, sont des éléments pivots de la vie en entreprise”, relève la coach.
Des réponses qui exigent donc une certaine habilité sémantique, mais également une dose de sincérité. “Pour les métiers supposant des qualités techniques, mieux vaut expliquer dès le départ quels sont ses axes d’amélioration.

Pourquoi vouloir travailler ici?

Là encore, la réponse doit se concentrer à la fois sur la fonction et le secteur. “Puis, il faut argumenter en liant ses motivations à ses compétences“, précise Andrée Kintzinger. Et d’insister: “Le mieux est de mettre en avant sa bonne connaissance du domaine d’activité, les sociétés de recrutement et Drh ont tendance à ne prendre aucun risque et à recruter des copies conformes.

Pourquoi avoir quitté l’emploi précédent?

La solution générique consiste à expliquer en quoi les perspectives d’évolution étaient limitées dans le poste précédent.Cela constitue une réponse particulièrement bonne dans le cadre d’une candidature à un poste de cadre supérieur,” précise Andrée Kintzinger. “En revanche, pour des profils types assistantes de direction, ce genre de réponse peut effrayer.” Là encore, les réponses se préparent en amont,en fonction à la fois du secteur et du type d’activité.

Comment justifiez-vous votre période d’inactivité?

La meilleure réponse consiste à souligner les difficultés du secteur qui nous a mis hors emploi“, assure Andrée Kintzinger. “Cet argument peut tout à fait justifier un licenciement par exemple.” Autre élément de réponse: démontrer que la période d’inactivité a servi à prendre du recul pour peaufiner son projet professionnel. “Cela donne l’image d’une personne qui réfléchit, qui ne va pas n’importe où. C’est positif.”

De quoi êtes-vous le plus fier dans votre carrière?

Votre réponse doit mettre en avant des éléments pertinents par rapport au recruteur. “Un candidat doit avoir en stock une série de billes lui permettant d’évoquer des faits marquants de son parcours de manière synthétique,” relève la coach. En clair, être capable de les résumer de façon synthétique, structurée, en en donnant les résultats concrets. “Il faut des pitch de success stories“, résume Andrée Kintzinger.

Où vous voyez-vous dans 5 ans?

Pour répondre à cette question, le mieux est d’avoir une réponse dans l’idéal et ensuite préciser qu’il est compliqué d’avoir une vision précise dans le contexte actuel. “Il faut montrer que l’on est pragmatique, évolutif, dans une dynamique de projets permanents,” assure la coach, tout en montrant “que l’on se voit évoluer dans la même société, soit en prise de responsabilités, soit vers d’autres fonctions.”

Aimez-vous le travail en équipe? 

Pour Andrée Kintzinger, “cette question est à la fois banale et fondamentale.” Lors d’un recrutement, le savoir faire est testé autant que le savoir être, la relation aux autres. “Le mieux est d’être en mesure de citer des expériences de travail en équipe, doublés de résultats de projets que l’on a menés à bien.

Avez-vous des enfants?

Cette question a beau être extrêmement dérangeante, d’autant qu’elle n’est pratiquement posée qu’aux femmes, vous devez, dans la mesure du possible, ne pas montrer votre gêne“, explique la coach. Selon cette experte, “il faut sécuriser le recruteur, montrer que nous sommes dans une logique de partage des taches domestiques, soutenue par notre famille.”

Parlez-vous anglais?

La question est extrêmement fréquente. La meilleure façon, d’après notre coach, est de répondre en anglais, en s’amusant. Une manière comme une autre de conforter le recruteur potentiel.

Doit-on évoquer la question du salaire lors d’un premier entretien?

Andrée Kintzinger n’y est pas favorable. “Il ne faut pas l’aborder si le recruteur ne le fait pas. C’est à lui d’en prendre l’initiative.

En revanche, un premier entretien est aussi l’occasion de challenger, vous aussi, votre interlocuteur: “c’est un moment qui sert à tisser un lien. Vous devez avoir préparé les questions à poser en tant que probable recruté.” Poser des questions sur l’entreprise témoigne d’une certaine curiosité. “Si vous êtes face à un chasseur de tête,  s’interroger sur le profil  du supérieur hiérarchique permet de tirer des enseignements pour préparer le poste futur,” ajoute la coach.

@clairebauchart

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