Boostez votre vie avec nos tips Carrière, Business, Lifestyle !

illustration

Newsletter
Boostez votre vie avec nos tips Carrière, Business, Lifestyle !

Jeune manager : Les 5 pièges à éviter

Obtenir une promotion est une vraie satisfaction, mais le passage au niveau supérieur s’accompagne aussi d’une certaine appréhension, et ce, d’autant plus lorsque l’on est un jeune manager !

Obtenir une promotion est une vraie satisfaction, mais le passage au niveau supérieur s’accompagne aussi d’une certaine appréhension, et ce, d’autant plus lorsque l’on est un jeune manager ! Comment gérer des personnalités difficiles ? Comment prendre sa place ? Quelles sont les erreurs à éviter ? La réponse avec Laurence Bonhomme, consultante et coach pour Practeam.

  1. Jouer au petit chef

 Le profil : Lorsque nous prenons un poste, nous pouvons être tentées de tomber dans le registre du « moi je vais tout changer », et vouloir faire tabula rasa de tout ce qui a été entrepris auparavant, y compris du meilleur. On souhaite d’emblée asseoir son autorité et imposer ses idées, sans prendre le pouls de notre équipe.

Pourquoi c’est néfaste : Un peu grisée par cette promotion, on peut carrément succomber à la vantardise en déblatérant des « j’ai fait ci, j’ai fait ça » qui vont avoir le don d’agacer les équipes. Une attitude qui peut plutôt trahir un manque de confiance en soi.

Le conseil du coach : « Ce type de comportement est souvent très mal perçu par les équipes. Il faut plutôt tenter de se mettre à la portée des gens et ne pas vouloir passer pour un super-héros, explique Laurence Bonhomme. Il faut prendre la température de l’équipe et écouter ce qui marchait bien ou mal jusque là. » Et d’ajouter : « c’est notre compétence et nos actes qui assiéront naturellement notre autorité ».

  1. Ne pas oser prendre sa place

Le profil : A l’inverse du petit chef, certaines d’entre nous vont avoir du mal à assumer cette nouvelle posture de manager, et avoir tendance à se fondre dans l’équipe en se mettant sur un pied d’égalité.

Pourquoi c’est néfaste : « Être accessible, c’est bien, mais il ne faut pas oublier les trois fonctions fondamentales du manager : il donne les objectifs, encadre ses équipes pour que le travail soit fait et entraîne l’équipe dans le sens de la stratégie», rappelle Laurence Bonhomme.

Le conseil de la coach : « Quand on ose, on est reconnu comme un responsable, et pas un simple pion de la hiérarchie », martèle la coach. Pour ce faire, il faut renforcer la confiance en soi en listant par exemple les qualités nous conférant la légitimité d’occuper cette fonction de manager. Si on ne se sent pas à l’aise dans son rôle de manager, on peut solliciter une formation en management, en interne ou en externe.

  1. Vouloir être la super copine

Le profil : Il arrive parfois que le manager n’assume pas vraiment sa position, et préfère jouer les bonnes copines avec son équipe, en se projetant davantage de leur côté que de celui de la direction. « J’ai par exemple eu le cas d’une personne qui voulait passer pour quelqu’un de sympa et qui se plaignait tout le temps, comme pour instaurer une forme de connivence », raconte Laurence Bonhomme.

Pourquoi c’est néfaste : « Le manager doit donner l’exemple, s’il critique aussi l’organisation, comment peut-il motiver ses troupes ? » explique la consultante.

Le conseil de la coach : Laurence Bonhomme prône plutôt le management par l’exemplarité, ce dont ont envie les équipes pour parvenir à se motiver. « On peut avoir des relations de sympathie, mais il faut s’imposer des limites, éviter de faire trop amie-amie dans le cadre du travail », conseille la coach.

  1. Fuir les personnalités difficiles

Le profil : Lorsque nous prenons un poste, il peut arriver que nous ayons à manager des personnes qui désiraient la même promotion que nous, ou qui sont tout simplement plus âgées que nous. «Cela m’est arrivé et en plus, c’était un homme », se souvient Laurence Bonhomme.

Pourquoi c’est néfaste : Le piège serait alors de taire le malaise et d’éviter l’affrontement, ce qui mettrait les deux personnes dans une situation peu confortable, et peu propice au travail. Celui qui a raté sa promotion pourrait être tenté de mettre des bâtons dans les roues de son supérieur, ou de faire de la rétention d’informations. De son côté, le manager peut se sentir très mal à l’aise et ne pas réussir à imposer ses décisions.

Le conseil de la coach : Il ne faut surtout pas fuir le problème. Il faut oser l’affrontement, mais dans une idée de dialogue et de partage. « On peut par exemple aller voir la personne en lui disant, ‘je sais que tu voulais le poste, je voulais savoir comment tu le vis’. Cela permet de désamorcer certaines choses. Cela ne sert à rien d’essayer d’être ‘sympa’, mieux vaut que les choses sortent », estime Laurence Bonhomme. Elle conseille également d’écouter notre intuition si l’on sent un malaise. «Pendant cette confrontation, soit je réaffirme ma position, soit je montre bien que j’entends la requête de l’autre et qu’il y a certainement moyen d’arranger les choses », poursuit la coach.

5. Se laisser mener par son n+1

Le profil : Le jeune manager peut avoir tendance à se laisser mener par son n+1 et perdre toute autonomie dans sa fonction. Il laissera son n+1 trancher lui-même certaines questions ou certains problèmes.

Pourquoi c’est néfaste : Le n+1 aura ainsi tout le champ libre pour agir directement sur les équipes en « bi passant » le manager. Les équipes auront dans ce cas tendance à négocier directement avec le n+1, percevant leur manager comme une personne au pouvoir décisionnel faible, et n’étant qu’un pion dans l’entreprise.

Le conseil de la coach : « Il faut recadrer le contour de nos missions avec notre supérieur  et redéfinir nos zones d’autonomie (ce que je peux faire et ne pas faire sans lui en référer). Nous devons nous même faire les annonces importantes à nos équipes. Si nous ne sommes pas tout à fait d’accord avec les directives à faire passer, mieux vaut en discuter avec son n+1 afin de trouver les arguments pour convaincre notre équipe. En bref, tout l’art du management est de savoir s’imposer en douceur auprès de son n+1 et son équipe » conclut Laurence Bonhomme.

Ils nous font confiance