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Et oui, avoir de la chance, ça s’apprend !

C’est en tout cas le titre du dernier ouvrage de Christine Sarah Carstensen, psychothérapeute, praticienne PNL et coach en développement personnel. Elle nous livre ici quelques pistes pour accueillir davantage la chance dans nos vies.

Qu’est-ce que cela signifie, avoir de la chance ?

Christine Carstensen : C’est avant tout une posture d’ouverture vis-à-vis de la vie. Elle nous permet de nous émerveiller, de déceler des opportunités, d’être plus créatif…

La chance n’a donc rien d’ésotérique. Avoir de la chance, ça s’apprend ?

Christine Carstensen : Comme le dit Christophe André pour le bonheur, je suis également convaincue qu’avoir de la chance, cela se travaille. J’invite les lecteurs à danser avec la chance, à la faire exister en se la représentant, en la personnifiant. Si elle se sent accueillie, elle rendra d’autant plus visite. Mais elle a un langage subtil : elle se trouve parfois simplement dans un rêve, dans un livre, dans des petites choses de la vie qu’il faut apprendre à repérer.

Vous nous invitez à pratiquer un « stretching de la chance » : en quoi consiste-t-il ?

Christine Carstensen : C’est une forme d’entraînement de nos muscles de la chance, afin qu’ils ne se rouillent pas ! Mais il s’agit d’un entraînement dans la douceur et la joie, y compris quand la chance est grimaçante. Il s’agit de petits exercices de seulement quelques minutes, qui se pratiquent chaque jour, à l’image du « jingle de la chance ». Vous choisissez une musique qui vous plaît et qui vous évoque la chance. En vous la passant tous les jours, cela ramène votre attention à la notion de chance. Il s’agit simplement d’une technique d’ancrage.

Pourquoi lorsque l’on est optimiste, on attire davantage la chance à soi ?

Christine Carstensen : Etre optimiste permet de garder ce regard ouvert sur la vie, sur les autres et sur le monde. C’est positionner ses antennes vers l’extérieur. Si l’on reste replié sur soi, autocentré, on ne peut pas ouvrir notre attention à la feuille qui bouge ou nos oreilles à une conversation dans un restaurant. Si l’on est traversé par des émotions négatives, que l’on a l’habitude de se plaindre, ou que l’on est pessimiste, commencer par se dire que l’on peut faire les choses autrement est déjà une victoire.

Dans votre livre, vous parlez des « alliés de la chance », et notamment de notre capacité à l’émerveillement. Comment la réveiller ?

Christine Carstensen : Enfant, on s’émerveille de tout ! Et à l’âge adulte, cela devient plus compliqué. Pour y parvenir, il s’agit d’abord de se reconnecter à soi à travers la méditation ou même une simple pause de 5 à 15 minutes sous la douche durant laquelle on se focalise sur ses sensations, comme l’odeur agréable du gel douche par exemple. Il peut également s’agir du coloriage d’un mandala ou de fixer son attention sur une bougie. Le cerveau fonctionne par focalisation, ce qui permet de moins prêter attention à ce qui se passe à l’extérieur. La chance surgit rarement dans les moments d’agitation, mais plutôt durant ces phases de connexion avec soi-même. Elles nous permettent de revenir avec un état d’esprit plus neuf et ouvert vis-à-vis de ce que la vie peut nous proposer à cet instant.

Vous consacrez tout un chapitre au thème : « devenir sourd aux sornettes » : quelles sont-elles?

Christine Carstensen : Il y a tout d’abord les sornettes qui viennent de notre entourage, qui ne sont pas forcément malveillantes, mais qui nous empêchent d’avancer. Il s’agit en général de peurs projetées par les proches, lorsque l’on veut par exemple lancer un projet qu’ils jugent périlleux.

Il y a ensuite les sornettes intérieures, c’est-à-dire nos propres croyances faussement rationnelles, qui sont de véritables empêcheurs de la chance.

Dans votre livre, une expression revient régulièrement : « Arrêter de subir, choisir ! Et agir ». Pour cela, il faut travailler sur nos intentions et motivations ? 

Christine Carstensen : Pour être attracteur de chance, il faut déjà porter une intention. Il s’agit d’une sorte de bâton que l’on plante pour éclairer la direction que l’on souhaite prendre et ne pas la perdre de vue. Cette direction traduit un désir profond. Chaque matin, on peut s’entraîner à l’écrire. En revanche, il ne s’agit que d’un guide, c’est-à-dire que l’on ne peut pas savoir à l’avance quelle forme va prendre cette intention. C’est la vie qui la tisse !

Vous nous invitez à voir l’échec comme une chance, car la chance n’est pas toujours là où on l’imagine ?

Christine Carstensen : Bien sûr, lorsque l’on vit un échec, on est tout d’abord affecté émotionnellement, car on a certainement mis de l’espoir et de l’espérance dans un projet. Mais on peut essayer de garder dans un coin de sa tête que cet échec va être instructif, même si l’on n’est pas tout de suite capable d’identifier ce que cet échec va nous apporter. Les entreprises ou les leaders qui réussissent à se servir de leurs échecs parviennent ensuite à reconstruire sur un terreau fertile. Il s’agit de changer d’état d’esprit.

Pourquoi est-il si nécessaire de développer notre intuition pour développer notre chance ? Quelles sont vos pistes pour y parvenir ?

Christine Carstensen : L’intuition est la compagne de la chance. Les femmes osent davantage dire qu’elles ne laissent pas leur réflexion se faire totalement envahir par le rationnel. D’après moi, il faut être attentif aux petits signes que nous envoie notre corps. L’intuition se manifeste par des impressions dans le corps, des sensations au réveil, des rêves… L’intuition n’a pas une grosse voix ! Bien sûr, ce que l’on ressent fugitivement peut aussi venir corroborer ce que l’on pense rationnellement.

Vous évoquez le terme de synchronicité : il s’agit de trouver du sens dans les coïncidences ? 

Christine Carstensen : La synchronicité est un allier de la chance. Il ne s’agit pas de coïncidences heureuses ou malheureuses. C’est une vibration que l’on ressent au fond de soi et qui vient corroborer des choses que l’on a en tête. Cette synchronicité ne fait pas juste sens, elle nous bouleverse émotionnellement et il n’est pas possible de passer à côté. Elle va nous permettre d’explorer de nouvelles voies, et encore une fois, de développer notre chance.

@Paojdo

>Rendez-vous le 17 juin prochain avec Christine Carstensen pour une « balade en synchronicité » dans Paris. Plus d’informations sur www.malleautresor.fr

 

 

 

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