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Demander une augmentation en 10 leçons

Nadia Guiny, coach et consultante pour le cabinet Meltis *, nous donne la marche à suivre.

Demander une augmentation n’est jamais une partie de plaisir. Choisir le bon moment, cibler la bonne fourchette, employer les bons mots… : la négociation est un art à ne pas prendre à la légère. Nadia Guiny, coach et consultante pour le cabinet Meltis *, nous donne la marche à suivre.

1. Choisissez le bon moment

Pour demander une augmentation, ciblez un moment clef. Cela peut se faire au cours de l’entretien de fin d’année, durant lequel le manager a potentiellement des enveloppes à distribuer. Mais attention, les RH ont de plus en plus tendance à scinder le bilan de l’année et les demandes d’augmentation en deux temps différents.  Si le manager n’aborde pas la question lors de cet entretien, et que vous vous rendez compte que ce n’est pas le moment opportun, tâchez de fixer un autre rendez-vous pour en discuter. Il faut parfois se faire violence car votre interlocuteur évitera généralement d’évoquer ce point.

En dehors des entretiens de fin d’année, il existe des moments plus propices encore puisqu’ils vous permettront de formuler votre demande à une autre période que celle choisie par tous les autres salariés. Il peut s’agir d’une promotion, d’une date d’anniversaire correspondant à une prise de fonctions. Cela peut aussi être légitime après la réussite d’un projet très complexe et stratégique pour l’entreprise.

2. Justifiez votre augmentation

On a tendance à penser que notre augmentation est un dû… Que nenni ! En dehors des augmentations générales prévues par l’entreprise, une augmentation individuelle doit être justifiée. Il ne peut pas s’agir simplement de l’atteinte de nos objectifs puisqu’en somme, les remplir, c’est faire notre travail. En revanche, si ces derniers ont été exceptionnellement compliqués à atteindre, on pourra apprécier le rapport entre notre salaire et cette difficulté. Une augmentation peut se baser sur le fait que l’on a travaillé pour deux personnes, que l’on a apporté des idées novatrices qui ont permis à l’entreprise d’accroître son chiffre d’affaires.

3. Ne vous précipitez pas

Lorsque vous venez d’arriver dans une boîte, il est en général conseillé d’attendre 12 mois avant de solliciter une augmentation, à moins que vous ayez réalisé une fois encore une performance exceptionnelle ! En revanche, au bout de 6 ou 12 mois, vous pouvez prévoir contractuellement une augmentation si votre salaire d’entrée n’était pas celui escompté. Il faut que cela soit acté par écrit (un mail peut suffire), par la personne au pouvoir décisionnaire.

4. Jouez la carte de la prudence

Entre deux CDD, une négociation est généralement difficile, vu le contexte actuel. En revanche, les employeurs sont de plus en plus nombreux à faire sauter la prime de précarité. S’assurer qu’elle ne va pas passer à la trappe est déjà une bataille importante à mener.

5. Choisissez le bon interlocuteur

En règle générale, c’est à votre N+1 qu’il faudra vous adresser, même si ce dernier n’est pas forcément décisionnaire. Il peut disposer d’une enveloppe qu’il distribuera selon sa libre appréciation. Mais de plus en plus souvent, les managers ne font que relayer une requête telle quelle ou modifiée selon leur jugement. L’avantage, c’est que votre N+1 est souvent celui qui connaît le mieux votre travail. Il sera donc le plus à même de vous défendre, sauf si sa vision est très éloignée ou que vos relations avec lui sont mauvaises.

6. Déterminez la bonne fourchette

Lorsque vous sollicitez une augmentation, parlez en fourchette. Si par exemple, vous désirez une augmentation de 120 euros, proposez-la en l’intégrant à votre salaire et en la mettant dans la fourchette basse. Pour fixer une fourchette raisonnable, n’hésitez pas à regarder les études de rémunérations des cabinets de recrutement. Observez votre secteur pour coller à la réalité du marché. Il est aussi possible de sonder vos collègues, même si la notion d’argent est encore tabou en France. Veillez à prendre en compte l’ancienneté de vos collègues. Vous pouvez parfois demander une grosse augmentation, mais elle devra se fonder sur une performance exceptionnelle ou sur une grosse prise de responsabilités.

7. Soignez la forme

Pour réussir votre négociation, il est important d’employer les bons mots. Déjà, mieux vaut parler de revalorisation que d’augmentation. Cela va de pair avec la valeur du travail accompli. Ensuite, mettez-vous en position d’ouverture : posez des questions qui appellent des réponses positives. Exemple : « vous êtes d’accord avec moi sur le fait que mes résultats ont augmenté de 20%. » Même si votre interlocuteur n’est pas dupe, ayez l’air de rester flexible.

8. Ne restez pas centré sur vous

L’erreur la plus courante consiste à rester trop centré sur soi-même. Or, ne voir que son point de vue dans la négociation, c’est aller droit dans le mur. On ne peut pas justifier une augmentation de salaire parce que l’on vient de se séparer, mais par notre profil et ce qui nous rend unique pour l’entreprise. Réfléchissez : quelles seraient les conséquences pour la société si vous en partiez ? Votre demande ne peut se fonder que sur des faits légitimes : sur vos résultats, sur le fait que vous êtes payé moins que ce que l’on propose sur le marché.

9. Ayez un plan B

Il est possible que votre demande soit refusée. Dans ce cas, proposez une alternative à laquelle vous aurez pensé en amont. Primes, congés supplémentaires, 4/5ème, télétravail, formation, congés solidaires… Ces avantages sont loin d’être négligeables et ils vous apporteront souvent un surplus de bien-être sur le long terme.

10. Gérez vos émotions

Si votre requête est refusée, il est important d’arriver à gérer vos émotions. Vous risquez d’être démotivé pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines, mais peut-être y a-t-il des choses à entendre dans ce refus. Il faut y réfléchir et ne surtout pas passer dans le registre du chantage. Vous n’allez pas menacer votre employeur de partir chez le concurrent, sous peine d’hypothéquer votre avenir tant que vous êtes dans l’entreprise. Rien ne vous empêche d’aller voir ailleurs, mais discrètement.

@Paojdo

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