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De l’art de gérer la critique au travail

24.06.2017

Bruits de couloir, discussions dans votre dos, reproches en plein open space… La critique en milieu professionnel peut fuser de n’importe où. Forte d’une expérience d’une vingtaine d’années au sein de Directions de Ressources Humaines, Laurence Bourgeois, par ailleurs auteure d’Eloge de la critique et des jeux de pouvoir en entreprise (Eyrolles), nous explique comment réagir face à un collègue malveillant.

  • Identifier le type de critique

Une critique n’est pas forcément négative, ne constitue pas forcément une attaque personnelle. « Certaines sont en effet constructives », souligne Laurence Bourgeois, rappelant qu’il est toujours bon, en contexte professionnel, d’être ouvert d’esprit, à l’écoute. « Il convient alors de demander à votre interlocuteur des éléments factuels qui pourraient permettre d’améliorer vos résultats, » ajoute-t-elle.

D’autres critiques, en revanche, n’apportent rien et n’ont qu’un seul but : vous dévaloriser. « Dans pareil cas, il convient avant toute réaction de vous mettre dans les conditions pour recevoir et répondre à l’attaque de votre collègue », commente notre experte.

  • Forcer l’isolement

 Concrètement, que cela signifie-t-il ? « Lorsqu’une critique fuse en plein open space ou en réunion, vous devez à tout prix limiter les dégâts en proposant à votre collègue de continuer cette discussion plus tard, en tête-à-tête, » recommande Laurence Bourgeois. Un conseil qui vaut également quand celui qui vous attaque est votre supérieur hiérarchique. « Si votre boss vous adresse une critique devant d’autres, le mieux est de lui proposer d’en discuter ailleurs, » insiste la spécialiste en ressources humaines. « Vous devez absolument être dans des conditions acceptables pour recevoir la critique et y répondre. » Et d’ajouter : « Formuler cette demande permet par ailleurs de se positionner en adulte, et de se détacher du lien de soumission éventuel qui nous lit à notre N+1. »

  • Opter pour la technique de la « toile cirée »

Ne pas craindre de recevoir la critique ne signifie pas pour autant en être affectée. Si tel est néanmoins le cas, le mieux reste encore de ne pas montrer que certaines paroles vous ont atteinte. « Quand une critique est formulée dans l’unique optique de vous dévaloriser, je prône la technique de la toile cirée », explique Laurence Bourgeois. En d’autres termes, les critiques doivent glisser sur vous, sans jamais vous atteindre… du moins cela est l’image que vous devez tenter de renvoyer.

  • Vie privée : à distiller avec parcimonie

 La vie privée est souvent un sujet de discussion incontournable, dans certaines sociétés plus que dans d’autres. « Cela est fonction de la culture corporate, des normes du groupe », commente Laurence Bourgeois. « Autant, dans certaines entreprises, il est de bon ton de ne jamais mêler le personnel et le professionnel, autant, dans d’autres, ne pas le faire mène à une exclusion. »
Attention cependant à ne pas franchir certaines limites. « Ne livrez jamais des éléments de votre situation personnelle, de vos contraintes qui pourraient éventuellement se retourner contre vous. Vous ne savez pas de quoi est fait l’avenir… », souligne l’auteure.

  • Gare à la tentation de la critique

Si les autres ont parfois des paroles malheureuses, notre langue peut également fourcher. « Evitez au maximum les critiques formulées sur un coup de tête, » prévient Laurence Bourgeois. Et de rappeler un principe marketing basique : « lorsque vous critiquez quelqu’un, même en mal, vous lui faites de la publicité. Vous parlez de l’autre, pas de vous », expose-t-elle. « Au final, cela ne vous valorise pas forcément aux yeux de votre interlocuteur. » Une attitude qui peut aussi se retourner, à long terme, contre vous… « On pourra vous reprocher de ne pas vous intégrer, de ne pas avoir une personnalité en adéquation avec la culture de l’entreprise, » conclut notre spécialiste.

@clairebauchart

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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