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Comment booster sa start-up !

30.10.2013

Incubateurs et accélérateurs, tous nos conseils pour monter votre start up !

Alors que l’entrepreneuriat n’a jamais été aussi à la mode, beaucoup se sentent parfois perdues quand elles décident de passer de l’idée à la mise en pratique. C’est pourquoi, dans ce dossier spécial Start-Up, nous avons voulu passer en revue les différents types de structures qui vous permettront de développer votre business pour être au en première ligne !

Incubateurs ou accélérateurs, à qui dois-je m’adresser ? 

L’incubateur s’adresse à des start-ups qui en sont au début de leur développement. Il apporte à la fois un appui en termes d’hébergement et des conseils sur le business model et les démarches à entreprendre pour obtenir des financements. Privées ou publiques, liées à des écoles ou des agences de développement ou à des pôles de compétitivité, ces structures sont clés pour les toutes jeunes pousses.

Un accélérateur a un rôle de booster pour faire décoller un projet qui a déjà une existence. Ce sont des structures d’accueil, associatives ou privées, qui sélectionnent des entreprises à fort potentiel de croissance. Elles proposent aux créateurs d’entreprises et à leurs équipes un hébergement et un accompagnement, sous forme de mentorat, pendant une durée d’environ 6 mois. Les ‘accélérés’, comme ils s’appellent entre eux, sortent avec une offre commerciale viable, et un business plan solide qu’ils ont pu, en général, présenter à des investisseurs pour lever des fonds.

Où vais-je ? Petit tour d’horizon d’incubateurs et d’accélérateurs à votre disposition

 

La Blue Factory : l’incubateur de ESCP Europe 

Questions à Maeva Tordo (@maevabien), cofondatrice en charge de l’incubateur.

Qui peut intégrer la Blue Factory ? 

Maeva Tordo : Nous ouvrons nos portes aux porteurs de projets innovants dont au moins un membre de l’équipe est étudiant ou diplômé de l’ESCP Europe.

Comment est né le projet ? 

Maeva Tordo : J’ai participé à l’élaboration de la chaire entrepreneuriale de l’école qui a conduit en 2009 à la naissance du programme. Pour le mettre en œuvre, j’ai beaucoup voyagé et je suis allée voir ce qui se faisait ailleurs dans le monde. Nous avons mis sur pied le projet à mon retour, quand nous avons obtenu de l’école un hébergement.

Combien de start-ups incubez-vous et pendant combien de temps ? 

Maeva Tordo : Nous incubons 10 start-ups par an et nous en sommes aujourd’hui à 20 start-ups. Le programme est en place depuis septembre 2012 en France. A Berlin, 5 start-ups sont incubées depuis avril dernier et nous travaillons à l’ouverture de Blue Factory sur tous les campus de l’école en Europe : Madrid, Londres, Turin. Le but est aussi de mettre en relation toutes les start-ups pour créer une communauté plus diversifiée et internationale.

Quel est votre but à la Blue Factory ?

Maeva Tordo : Nous aidons de jeunes start-ups à sculpter l’économie de demain. Nos quatre piliers fondateurs sont : la communauté, relier les entreprises entres elles et avec les étudiants du campus, les anciens élèves, les professeurs. C’est tout l’écosystème propice à une jeune pousse. La collaboration : notre devise est “Un pour tous, tous pour un”. Nous créons des moments pour inciter à la collaboration et au partage de compétences, entre les incubés. L’Europe : avec nos structures en développement, nous voulons inciter à créer ailleurs. Et l’innovation sociale : tous les projets sélectionnés intègrent une visée sociale, et pas seulement une ambition financière.

Vous accueillez plus largement les entreprises aussi ? 

Maeva Tordo : Nous avons ouvert le programme Paris Factory, ouvert à tous, même les non ESCP, qui propose un accompagnement à 70 entrepreneurs tous les mardis soirs, pendant 10 semaines. Et dans lequel les Blue Factory sont intégrées.

 

Paris Pionnières et Fédération Pionnières: Des structures d’incubation dédiées aux femmes. 

Hélène Cataix, déléguée générale de Fédération Pionnières et Christine Roqueplo déléguée générale de Paris Pionnières

Que proposent les Pionnières comme types d’accompagnement ?

Hélène Cataix : Nous sommes un réseau d’incubateurs dédié aux femmes créatrices d’entreprise. Depuis 2005, nous accueillons des projets dans le domaine des services innovants aux particuliers et aux entreprises.

Christine Roqueplo : Notre programme d’accompagnement sur 3 ans se déroule en 3 étapes. Une pré-incubation pour permettre aux femmes de créer leur entreprise. La première année d’incubation, l’accompagnement est soutenu. Les deux années suivantes, c’est la phase de consolidation du projet, la start-up intègre la pépinière.

Pourquoi un incubateur spécifiquement réservé aux femmes ? 

Hélène Cataix :  Nous incubons des projets mixtes, mais l’un des porteurs doit forcément être une femme. Nous nous adressons aux femmes car nous avons remarqué qu’elles avaient besoin d’un accompagnement plus spécifique. Nous les aidons à acquérir plus de confiance en elles et à développer l’ambition que nous avons chacune en nous. Nous mettons surtout l’accent sur : comment parler d’argent, fixer son prix, savoir parler à son banquier ou à ses investisseurs. C’est quelque chose de plus compliqué pour une femme en général.

Christine Roqueplo : Nous voulons qu’en toutes circonstances elles dépassent ce genre de freins.

Où sont présentes les Pionnières aujourd’hui ?

Hélène Cataix : Nous avons treize structures pionnières  en France : à Paris, Caen, Lille, Bordeaux, Lyon, Fort-de-France…  Nous sommes aussi présentes à Casablanca, Bruxelles, Tunis, à Belgrade et au Luxembourg. Le réseau des Pionnières passe forcément près de chez vous. Et nous sommes là pour aider les femmes à oser créer leur entreprise.

Christine Roqueplo : Pour finir de convaincre toutes les femmes de se lancer, notre taux de pérennité est de 88% d’entreprises incubées. Un chiffre dont nous sommes fières et qui résulte d’un accompagnement en amont et au long cours des start-ups.

Plus d’infos sur les Pionnières : Ma vie dans un incubateur: Paroles de Start-Up

Le Camping

Elise Nebout @EliseNebout manager du Camping

 

L’Accélérateur de Croissance, le premier incubateur intergénérationnel

Denis Jacquet, président de Parrainer la Croissance, et Françoise Daut-Vallier, membre du conseil d’administration.

Quelle est l’ambition de l’accélérateur de croissance ? 

Françoise Daut-Vallier : Nous voulons mettre au service de ceux qui créent des entreprises les compétences d’experts et de seniors issus de grands groupes français. Quand on traverse sa vie professionnelle, on ne se rend pas forcément compte de sa valeur. Or cette expérience et cette maturité sont précieuses pour une start-up en pleine croissance.

Quel programme proposez-vous ? 

Denis Jaquet : Nous suivons et accompagnons des entreprises en résidence et des entreprises en externat pendant 3 ans. Le but est d’accélérer la croissance des start-ups, de leur offrir une visibilité à l’international et de les rendre pérennes surtout.

Comment intégrer l’accélérateur de croissance ? 

Denis Jacquet : Le mieux est de nous contacter sur le site ou de venir nous voir à Sèvres. Nous sommes très “women friendly” ! Nous voulons encourager la création d’entreprises par des femmes car la diversité est un vecteur de productivité dans les entreprises.

Françoise Daut-Vallier : Au même titre que les seniors sont un apport de diversité ! C’est gagnant-gagnant dans tous les cas.

 

La résidence Creatis, l’incubateur dédié aux entrepreneurs culturels

Soizic Huet, en charge de l’administration et du développement de Créatis

Comment est né Créatis ?

Soizic Huet : La résidence a vu le jour en avril 2012 et nous sommes hébergés dans la Gaîté Lyrique, le haut lieu du numérique à Paris. Le projet est né sous l’impulsion de Steven Hearn qui a, dès le départ, voulu mettre en place cet incubateur dans ce lieu dédié à l’art, la culture et le numérique.

Pour quelles raisons ? 

Soizic Huet : Le but est de faire émerger des entreprises dans le secteur de la culture et d’établir un échange entre la Gaîté Lyrique et les start-ups incubées. 90% d’entre elles sont dans le digital et peuvent répondre aux attentes d’un tel lieu.

Combien sont-elles aujourd’hui ? 

Soizic Huet : Nous pouvons accueillir une trentaine de  start-ups sur la plateforme. Elles sont toutes en amorçage, nous sommes là pour les accompagner sur leurs problématiques financière,  juridique, commerciale, comptable.

A qui s’adresse la résidence Créatis ? 

Soizic Huet : A l’étudiant et l’étudiante, qui a une idée et qui veut monter sa start-up, en passant par l’entrepreneur aguerri qui veut monter un projet dans le digital. Mais nous avons aussi beaucoup d’entrepreneurs qui ont travaillé dans des entreprises auparavant et ont décidé de monter leur projet. Nous avons mis en place une extension à l’incubateur, un espace de co-working de 450 mètres carrés pour des entreprises en seconde phase de développement, qui sortent de l’incubateur on non. L’accompagnement est plus léger, mais nous sommes toujours présents quand elles en ont besoin.

Le plus de Créatis ? 

Soizic Huet : Les start-ups ont la possibilité de rencontrer Jérôme Delormas, le directeur général et artistique de la Gaîté lyrique, pour lui proposer des projets. Et si ces derniers entrent dans la ligne éditoriale de la Gaîté, un partenariat se met en place. Le second plus est le lieu justement ! Les start-ups sont dans leur élément et il y a un vrai esprit de communauté et de partage sur la plateforme. Les forces et les idées se mutualisent ici !

Plus d’infos sur la résidence Créatis : Ma vie dans un incubateur: Paroles de Start-Up

 

TheFamily , L’accélérateur d’écosystème 

Alice Zagury @Alice_zag, La serial boosteuse de Start-Up

Pour aller plus loin : Ma vie dans un incubateur: Paroles de Start-Up

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