Boostez votre vie avec nos tips Carrière, Business, Lifestyle !

illustration

Newsletter
Boostez votre vie avec nos tips Carrière, Business, Lifestyle !

Ces entrepreneurs qui murmurent aux oreilles des managers

02.11.2016

Le digital rebat les cartes de l’économie mais également celles des relations professionnelles. Le mentoring, s’inscrivant traditionnellement dans un cadre top-down, en particulier d’un point de vue générationnel, pourrait lui aussi muer sous l’impulsion de jeunes entrepreneurs innovants et disruptifs. Un créneau que certains ont déjà commencé à investir.

Nous avions besoin de refaire notre boîte à idées, laquelle prend la forme d’une plateforme participative interne. Après avoir testé plusieurs logiciels, nous ne savions pas trop comment nous y prendre.” Christine Halliot, directrice de l’innovation au sein de la branche marketing et services de Total, a alors l’intuition de faire appel à du jus de crâne externe. “C’est dans ce contexte que j’ai eu l’idée, en avril 2015, de contacter Whyers.”

L’agilité entrepreneuriale à la rencontre des grands groupes

Whyers, une start-up créée en 2014 et proposant à des managers officiant dans des entreprises établies de se faire coacher par des entrepreneurs. “Les jeunes pousses sont obligées de s’adapter en permanence au monde dans lequel nous vivons“, plaide Julien Masson, co-fondateur de Whyers. “De fait, au sein de leur écosystème, les start-ups, n’ayant fondamentalement rien à perdre au moment de leur lancement, explorent de nombreux nouveaux modèles,” décrypte-t-il. “Ce n’est pas par hasard que certaines, à l’image d’Uber ou de Airbnb, ont disrupté des pans entiers de notre économie.
Des compétences rares, un état d’esprit innovant, que cet ancien de Publicis a décidé de mettre au service des acteurs des structures traditionnelles. Forte d’une communauté de quelque 250 start-upers (“ayant fait leurs preuves“, précise Julien Masson), Whyers compte parmi ses clients, outre Total, la Poste ou encore la RATP. Un service inattendu auquel Christine Halliot se félicité d’avoir eu recours: “En une séance, qui a duré de mémoire 2 ou 3 heures, nous avons défini les nouveaux paramètres de notre plateforme grâce au start-uper envoyé par Julien Masson,” se félicite-t-elle encore aujourd’hui.

Le reverse mentoring… et ses caractéristiques

Une sorte de mentoring à rebours donc qu’il convient de préparer convenablement afin d’éviter de froisser quelques susceptibilités. “Certains ont quelque peu tendance à être bousculés lorsque l’on se lance dans un challenge d’innovation“, concède Christine Halliot. “Mais en même temps, tester de nouvelles pratiques est crucial: cela peut nous faire gagner tellement de temps!” Et de relever que les salariés de Total ayant participé ayant participé à l’expérience Whyers “ont découvert pour beaucoup de nouveaux modes de fonctionnement” permettant à certains de “mieux appréhender l’innovation.
Julien Masson, de son côté, insiste: le but de son entreprise n’est pas de transformer les start-upers en consultants mais bien de créer du mélange d’intelligences.Dans toutes les structures auxquelles je m’adresse, je rencontre des personnalités réticentes au concept et d’autres friandes de s’ouvrir pour mieux évoluer,” assure-t-il, avant de souligner: “de manière assez contre-intuitive, ce sont les entreprises les plus corporate qui ont cru en nous les premières.

Un concept doublement gagnant

L’entrepreneur constate par ailleurs que, dans le process qu’il a mis oeuvre, les start-upers ont également aussi à y gagner. “Outre le fait d’être rémunérés, les entrepreneurs membres de notre communauté bénéficient d’un challenge intellectuel, confortent leur réseau, voire prennent conscience de quelques pratiques propres aux grands groupes qu’il serait important d’importer dans leurs propres sociétés.” En termes de paramètres de sécurité ou de confidentialité notamment, mentionne-t-il. Une pratique tablant donc également sur une dimension gagnant-gagnant qui, selon Christine Halliot, aurait été impensable il y a quelques années encore. “En 2008 ou 2009, une telle démarche aurait paru totalement étrange. Il n’empêche: importer des cerveaux externes peut s’avérer plus que fructueux!

@clairebauchart

Ils nous font confiance