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Apprendre à s’aimer pour réussir sa vie

Apprendre à s’aimer est sans nul doute la clef de voute d’une existence heureuse, mais aussi d’une vie épanouie au travail. Les explications avec le coach Eric Perret, auteur d’Osez l’amour de soi – au travail aussi ! (éd. InterEditions).

Qui est la personne la plus importante de votre vie ?

C’est par cette interrogation étonnante qu’Eric Perret entame son ouvrage. Est-ce votre conjoint ? Vos enfants ? Vos parents ? La réponse, finalement évidente, vous n’osez par la formuler. Et oui, il s’agit de vous. Vous seul êtes l’acteur principal de votre vie, et plus encore selon le coach : vous en êtes aussi l’auteur et le metteur en scène. Vous avez peur d’être taxé d’égocentrisme ? Erreur. « De par notre éducation judéo-chrétienne, il est difficile de s’aimer soi, mais il ne faut pas se tromper dans les définitions. L’égoïste ramène tout à lui. L’égocentrique pense que le monde tourne autour de lui. Le narcissique pense qu’il est le monde. A l’inverse, celui qui s’aime est ouvert aux autres », affirme le coach. S’aimer, c’est pouvoir établir des rapports sains d’égal à égal avec autrui. Si l’on est mal dans sa peau, irrémédiablement, les relations seront faussées : on cherchera éperdument l’amour que l’on n’a pas en soi chez les autres, avec le risque de basculer dans la dépendance affective. On pourra au contraire se montrer très dur en voulant cacher une faiblesse. « Le bon niveau de rapport aux autres, c’est de ne pas sombrer dans la dépendance, mais d’être en autonomie. Les autres ont besoin de moi et j’ai besoin d’eux », soutient le spécialiste.

Faire taire son égo

S’aimer, vous l’aurez compris, c’est donc parvenir à faire taire son égo. D’après Eric Perret, nous sommes tous animés par une volonté de puissance, de paraître et de pouvoir. Lorsque l’on ne travaille pas sur soi, c’est notre égo, notre « petit soi », qui « va prendre les commandes et prendre le pas sur notre être ». Selon le coach, cette course au pouvoir nous prive de nos ressources, et de tout sens collectif. A la clef : un sentiment de frustration car il y aura toujours mieux que nous. A l’inverse l’amour de soi se fait au profit du lien avec les autres. Et l’être humain n’est définitivement pas programmé pour faire cavalier seul. « Allez sur une île déserte où vous pouvez jouir de toutes les activités que vous aimez. Au bout de quelques jours, vous en aurez ras-le-bol », illustre le coach. Comme le dit le personnage principal d’Into the wild parti pour un treck solitaire : « le bonheur n’est réel que lorsqu’il est partagé ».

L’acceptation de soi

Pour parvenir à l’amour de soi, la première étape et non des moindres, c’est la fameuse acceptation de soi. « Etre en pleine possession de qui l’on est, c’est s’accepter dans toutes ses dimensions », explique Eric Perret. Cela commence déjà par l’établissement d’un inventaire de ce que l’on est : quelles sont nos forces, nos faiblesses, nos modes de fonctionnement, nos peurs et angoisses ? Une fois cet inventaire effectué, vous pouvez débuter les différentes phases de l’acceptation de soi. Le coach nous livre ici quelques pistes :

-Accepter de ne pas être ou de ne plus être la personne que vous rêviez d’être, ou que l’on rêvait que vous soyez.

-Considérer qu’on ne maîtrise pas 95% des événements qui impactent notre vie, que ce soit notre carrière, les choix de nos enfants, le climat… et être fier des 5% que nous maîtrisons. Plutôt que de vouloir tout contrôler, demandez-vous : quelle vie souhaitez-vous mener ? Avec qui ?

-Accepter de ne rien attendre des autres mais tout de soi.

-Accepter de se poser des questions sans y apporter de réponses tout de suite. Une bonne partie de ces interrogations concernent la vie, l’existence, la mort… Penser à la phrase d’Héraclite : « l’important n’est pas ce qu’on vit mais comment on le vit ».

Se centrer sur soi dans un monde complexe

Dans le monde de l’après-guerre, le monde était compliqué, mais l’on pouvait plus ou moins prédire ce qui allait se passer. D’après Eric Perret, nous évoluons aujourd’hui dans un monde non plus compliqué mais complexe, nappé d’incertitudes. « Le seul repère que l’on peut avoir, c’est soi », martèle le coach. Cette incertitude génère le plus souvent un mal-être, et une peur de se retrouver seul face à soi-même, comme en témoignent ces millions de travailleurs rivés sur leur smartphone dans le métro, incapables de rester seuls 5 secondes en tête à tête avec leurs pensées. Celui qui a confiance en lui se pose dans une attitude tout à fait différente. Au lieu de se replier sur lui-même, il se sent capable d’affronter la houle et les déferlantes dans cet océan d’inconnus. Car il tient son cap. « La confiance en soi ne se décrète pas. C’est un sentiment que l’on ressent au plus profond de soi », lance le spécialiste. Ce sentiment découle de la première phase d’estime de soi, de la sensation que l’on vit la vie que l’on a envie de mener, en adéquation avec ses valeurs.

Responsable de ses actes

De l’estime de soi, et de cette confiance en soi, surgit naturellement le dernier palier : la réalisation de soi. C’est à dire l’impression que l’on est capable de vivre pleinement tous les instants de la vie. « L’amour de soi est autant un objectif qu’un chemin. Comme le dit Mère Théreza, il n’y a que 30 cm entre le cerveau et le cœur, mais c’est le chemin d’une vie. L’amour de soi fait que l’on devient plus responsable de ses choix, car on les opère par rapport à nous, et personne d’autre », martèle Eric Perret. L’étape ultime selon le coach, c’est le dépassement de soi. Ne l’entendez pas au sens traditionnel, mais comme un accès à une certaine forme de spiritualité. « C’est prendre conscience que l’on est rien à l’échelle de l’univers. En même temps, c’est aussi réaliser que l’on est relié à quelque chose de plus grand que nous. Accepter de n’être rien nous rend plus grands. Chacun trouvera les réponses à ses interrogations dans la religion, la philosophie, d’autres formes de spiritualité », explique Eric Perret. En somme, « réussir sa vie n’a rien à voir avec les conditions matérielles. C’est simplement se poser les bonnes questions, savoir ce que l’on veut faire de sa vie, et se mettre en marche ».

Et l’amour de soi en entreprise ?

Coach et consultant depuis 20 ans en entreprise, Eric Perret nous invite tous à pratiquer l’amour de soi au travail. Pour la simple et bonne raison que toutes les vertus évoquées impactent tout autant positivement l’entreprise. Le management à l’ancienne, à coup de pressurisation des salariés, ne fait plus recette. Ca, de nombreuses entreprises l’ont compris, en tentant d’améliorer le bien-être de leurs employés à coup de crèches, salles de sport, sorties en équipe… Mais pour notre spécialiste, il faut aller plus loin que ces simples conditions matérielles, et cultiver pour chacun ce qu’il nomme « l’être-bien ». En résumé, que les salariés soient suffisamment bien dans leur peau pour traverser les multiples changements auxquels ils seront nécessairement confrontés. « Développer l’amour de soi, c’est rendre les gens plus forts face à l’incertitude, c’est générer une réelle énergie collective », souligne-t-il, persuadé que l’entreprise de demain aura plus que jamais besoin d’inventivité et d’intuition.

@Paojdo

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