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Annoncer sa démission : les 10 règles d’or

Annoncer sa démission est un moment crucial et souvent redouté pour le salarié. Pour que cela se passe au mieux, suivez les conseils de Caroline Degrave, consultante RH spécialisée dans l’accompagnement professionnel des cadres en France et des expatriés.

Règle n°1 : l’annoncer à votre N+1

Pour annoncer votre démission, vous devez tout d’abord prendre RV avec votre N+1, au risque autrement de commettre un impair. « Les autres rendez-vous avec le N+2 ou la RH viendront ensuite naturellement », explique Caroline Degrave. Ne court-circuitez donc pas votre N+1 en informant d’abord sa hiérarchie. Il est votre manager direct et doit être informé en premier.

Règle n°2 : prendre un vrai rendez-vous

Il est essentiel de prendre un rendez-vous en bonne et due forme avec votre manager. « Il ne faut pas qu’il vous accueille rapidement entre deux portes. Il doit comprendre que ce rdv est important « J’ai besoin de te parler » », affirme la spécialiste.

Règle n°3 : Eviter de démissionner si l’on n’a rien signé de l’autre côté

Si l’on part pour une autre entreprise, il est vraiment primordial d’annoncer sa démission seulement lorsque l’on a signé un contrat de l’autre côté, tant il peut se produire des imprévus. « Par contre, lorsque c’est signé, il ne faut pas trop tarder afin que le préavis puisse se déclencher », affirme l’experte. De plus, l’entreprise est totalement dans son droit si elle vous demande de réaliser la totalité de votre préavis.

Règle n°4 : privilégier l’échange avant le formalisme

Si vous voulez que les choses se passent bien avec votre employeur, ayez d’abord un échange avant de remettre votre lettre de démission. Envoyer une lettre recommandée « est agressif », estime Caroline Degrave. L’idéal est de remettre une simple lettre à la suite du rendez-vous. Dans cette lettre, il est possible de demander à écourter votre préavis pour susciter ensuite l’échange.

 Règle n°5 : réfléchir à l’alternative d’une rupture conventionnelle

« Il est préférable que le moment de la démission se passe bien. Le monde est petit, vous pourriez être amené à être à nouveau en contact avec votre entreprise », avance la consultante en RH. Négocier une rupture conventionnelle est une alternative à envisager. La démarche prend plus de temps et est au bon vouloir de l’entreprise (c’est coûteux pour elle : indemnités selon la convention collective et ancienneté du salarié). Pour le salarié, ce mode de rupture  est avantageux. Il permet de partir avec une certaine sécurité financière (l’indemnité, ses droits au chômage), et l’absence de préavis. « Pour que la rupture conventionnelle soit envisagée, il faut qu’il y ait un consensus et une volonté partagée. Cela dépend aussi du capital relationnel que vous entretenez avec votre entreprise », ajoute-t-elle. Parfois, comme dans un couple, l’entreprise et le salarié ont tenté d’aménager le poste mais cela n’a pas fonctionné, et tous deux arrivent alors au même constat de manière constructive. Si vous ambitionnez de monter votre propre boîte, vous pouvez aussi proposer vos services à l’entreprise.

Règle n°6 : employer un ton très neutre

Lorsque vous démissionnez, il ne faut éviter de faire entrer de l’affect dans la discussion. « Employez un ton très neutre, exposez vos intérêts propres et parlez de vous », explique Caroline Degrave. En clair, appliquez les principes élémentaires de la communication non violente. Le moment de la démission n’est certainement pas opportun pour apporter des jugements de valeur, faire des critiques. Si votre interlocuteur s’énerve, demeurez professionnel et pensez long terme. Il s’agit juste d’un mauvais moment à passer !

Règle n°7 : assumer totalement sa décision

« Lorsque vous annoncez votre démission, vous devez être totalement sûr de vous et de votre décision. Démissionner est un acte fort et implique un tournant de carrière », soutient l’experte. Vous devez être sûr de vous. La réaction de votre interlocuteur ne doit pas vous influencer.

Règle n°8 : ne pas se justifier

Lorsque vous annoncez votre démission, ne vous étalez pas, ne cherchez pas à vous justifier en expliquant le pourquoi du comment. « Ne vous excusez pas de démissionner. Si le manager vous presse de questions, rappelez-lui une fois encore que votre décision est prise », martèle Caroline Degrave. Votre supérieur peut par exemple tenter de savoir si vous partez à la concurrence. Si vous êtes certain d’être en règle avec les closes de votre contrat, ne cédez pas et prenez du recul. Il est important de vous détacher et de vous souvenir que démissionner est un droit !

Règle n°9 : rester cohérent

Si votre manager tente de vous garder, restez cohérent en vous centrant sur vos propres intérêts, encore une fois sans entrer dans l’accusation ou le jugement. « Démissionner est un vrai acte, c’est pourquoi vous devez être vraiment décidé à partir. On ne pose pas sa démission dans l’espoir de faire réagir son entreprise », affirme la spécialiste. Il faut donc bien mesurer l’importance de cette décision.

Règle n°10 : envisager les différents cas de figure

Votre interlocuteur peut réagir de différentes façons. Pour ne pas être désarçonné, « réfléchissez au préalable à ce que vous répondrez dans tel ou tel cas », conseille Caroline Degrave. Cela vous aidera à garder votre calme si besoin.

Le conseil en + : « Il y a toujours une phase de deuil quand on change d’entreprise », estime l’experte. Si vous le pouvez, ménagez-vous donc une semaine de vacances entre la fin de votre préavis et votre prise de poste.

@Paojdo

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