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9 choses à savoir avant de quitter son job

22.02.2016

Laure Jouteau, la fondatrice du blog Les aventurières vous donne ses conseils de pro pour quitter votre job…en douceur

1. Pôle Emploi est un éternel romantique

Si vous rejoignez l’être cher à l’autre bout du pays, Pôle emploi, en digne héritier de Cupidon, ne saurait se mettre en travers de l’amour vrai. Vous aurez donc droit aux allocations chômage pour retrouver un boulot dans votre nouvel éden commun (sous certaines conditions : soit dans les deux mois avant ou après un mariage/PACS avec une personne qui habite au loin, soit si vous êtes déjà mariés/pacsés quand votre bon ami trouve un boulot au loin).

D’autres cas de démission légitime sont détaillés ici
2. En cas de rupture conventionnelle, vous n’êtes pas obligée de faire votre préavis

Les délais pour négocier une rupture conventionnelle sont d’environ 6 semaines : 15 jours de délais de rétractation, si vous changez d’avis, 3 semaines pour que la DIRECCTE valide, et puis 7 jours pour que Pôle Emploi se remette de votre arrivée.

3. Après une démission on peut demander à Pôle Emploi de réévaluer son dossier pour toucher les indemnités

4 mois après avoir tiré votre révérence en mode ‘Au revoir Président’, vous pouvez envoyer un dossier motivé à Pôle Emploi pour demander à toucher des allocations. Les conditions à remplir sont notamment d’avoir bien cotisé et d’avoir cherché activement du travail pendant cette période.

4. … Mais c’est à peu près aussi probable que gagner au Loto

Malheureusement, d’après les expériences de terrain et l’avis d’experts consultés, c’est à peu près aussi probable que de gagner au Loto. Si vous démissionnez, ne comptez pas sur Pôle Emploi, si ça vient, ce sera une bonne surprise.

5. Il existe des entités pour vous conseiller (gratuitement)

A tout moment, quand vous vous posez des questions, vous pouvez vous adresser aux maisons de la justice, aux délégués du personnel quand il y en a, aux conseillers syndicaux (la liste des conseillers du salarié dispos dans votre région selon votre job est disponible sur le site de la DIRECCTE)

6. Un renvoi pour faute grave (au hasard, un abandon de poste, ahem) vous fait perdre vos congés payés, votre préavis, votre indemnité de licenciement, mais donne droit aux allocations chômage

Des fois, vous êtes dans une situation de guerre des tranchées avec votre boîte et la seule solution que vous voyez est l’abandon de poste. Concrètement pour abandonner son poste, il suffit de ne plus aller bosser. En pratique, vous serez licencié pour absence injustifiée, c’est une faute grave et du coup vous perdez vos droits acquis : congés payés, préavis, indemnité, etc. Par contre, vous conservez vos droits au chômage.

7. En cas d’abandon de poste, votre employeur peut vous faire traîner jusqu’à deux mois avant de vous renvoyer.

Tout le monde et sa grand-mère ont un avis sur l’abandon de poste. Sans rentrer dans des considérations psychologiques et morales, voici le vrai risque que vous encourez : votre employeur peut faire la sourde oreille pendant 2 mois avant de vous renvoyer. Prenez ça en considération avant de partir.

8. Il existe des licenciements pour faute simple, auquel cas vos droits sont conservés

Vous pouvez aussi être renvoyé pour faute simple : dénigrement de votre employeur ou de votre entreprise devant des clients ou des collègues par exemple, ou pétage de plomb en pleine réunion en mode ‘JE TE L’AVAIS DIT MICHEL QUE CES CLIENTS ÉTAIENT DES CONS’ (s’il n’y a pas eu de précédent, ça peut être une faute simple). En cas de licenciement pour faute simple, vous percevez votre indemnité de licenciement, les congés payés, votre préavis reste dû. Et vous pouvez toucher le chômage après, car c’est une perte involontaire de votre emploi.

9. Il n’y a pas de moment idéal pour partir, à vous de jauger vos options selon votre situation et vos projets pour la suite

Si vous êtes dans une situation de souffrance au travail, renseignez-vous sur vos droits, regardez vos finances et les options qui s’offrent à vous, et pesez vos options. Votre épanouissement vaut plus que quelques euros, et il y a des chances qu’une solution existe.

Pour en savoir plus et consulter le guide juridique (et drôle) pour quitter son job comme une Aventurière, c’est ici que ça se passe.

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