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5 conseils pour apprendre à déléguer

04.03.2017

Faire confiance à autrui pour se concentrer sur l’essentiel et lâcher prise: si déléguer peut paraître simple sur le papier, la mise en pratique peut, elle, s’avérer parfois houleuse, entre gestion de l’égo de ses collaborateurs et flicage de celui à qui l’on a confié une mission supplémentaire.

Identifier à qui déléguer

Pour bien déléguer, le premier impératif réside dans la confiance accordée à ses collaborateurs“, assure Véronique Bronckart, coach professionnelle, auteure de Comment déléguer un projet avec succès? (éditions 50 minutes). Cette confiance actée, cette experte insiste sur la capacité d’un manager à identifier les compétences de ses collaborateurs afin de “cultiver leurs talents tout en économisant son temps de manière optimale.”  De fait, déléguer ne se fait pas à la légère: on ne confie n’importe quelle mission à un collaborateur, si efficace soit-il.

S’entourer de collaborateurs aux compétences différentes

A la tête d’une équipe ou d’une entreprise, l’une de vos qualités de managers résidera dans votre capacité à vous entourer de collaborateurs aux compétences complémentaires aux vôtres. “Ensuite, le mieux avant de déléguer est de dresser un inventaire des compétences de l’équipe”, commente Véronique Bronckart. Et d’insister sur les savoir-faire cachés de l’entourage d’un dirigeant: “gardons bien à l’esprit qu’un comptable, par exemple, a potentiellement des capacités de relation clientèle.” En clair: si vous devez déléguer, ne vous limitez pas simplement aux compétences pour lesquelles les profils qui vous entourent ont été embauchés. Un état d’esprit qui, selon Véronique Bronckart, favorise l’émergence d’une “intelligence collective.”

Ne pas vexer ceux à qui l’on ne délègue pas…

Une fois la décision de déléguer prise et le collaborateur concerné identifié, la prochaine étape consiste à informer le reste de l’équipe… sans commettre d’impair ou de bataille d’égos. “Il est impératif de poser le cadre avec l’ensemble des employés“, assure Véronique Bronckart, ” via une réunion d’information avec le collaborateur à qui l’on délègue et le reste des troupes.” Objectif: expliquer pourquoi on confie la mission au profil concerné et non à un autre, quelles seront les tâches à accomplir et de quelle manière.

… tout en manageant ceux à qui l’on délègue

Une fois les collaborateurs internes prévenus, charge à vous de maîtriser (tout en douceur) celui que vous avez chargé d’une charge de travail supplémentaire: “à vous de définir les frontières de sa mission”, insiste Véronique Bronckart. “Vous devez définir le rôle que vous conservez en tant que manager, la responsabilité de chacun.” Son conseil de professionnelle: mettre en place un système simple de veille par rapport à la bonne réalisation de la mission et instaurer une petite réunion hebdomadaire ou tous les quinze jours en fonction du travail confié… sans pour autant tomber dans le flicage. Tout un art donc.

Jusqu’à quel point déléguer?

Dans ce numéro d’équilibriste, vous devez veiller à garder votre rôle. “Lorsque l’on délègue, vous devez impérativement rester le pilote et ne pas vous décharger intégralement sur votre collaborateur.” Déléguer revient à garder la responsabilité du résultat et, donc, n’autorise pas à devenir laxiste.

Par ailleurs, Véronique Bronckart met en garde, déléguer ne peut constituer une solution de facilité: “l’écueil à éviter est celui de déléguer systématiquement des tâches un peu ingrates.” La coach insiste: la délégation a aussi pour mission de valoriser les collaborateurs, de renforcer à la fois leur implication ainsi que leur responsabilité au sein de l’entreprise.

@clairebauchart

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